‹ Alfred RollChapitre 17 sur 54 · DÉSESPOIR · texte numérisé non relu

DÉSESPOIR

ronné de fleurs, ce qui d’ailleurs n’allège pas son fardeau, Silène, le vieux Silène, à la trogne illuminée, s'est hissé, et dans le bois, en passant, il tire à lui les branches chargées de grappes : mais, autour de lui, les bacchantes, aux névroses folles, s'entrainent en une danse échevelée. et l’on devine des cris et des chan-

sons sur toutes ces lèvres, ouvertes pour

le rire comme des fruits mürs où l’on

aurait enchässé des perles : cheveux dé-

noués, gorges au Vent, croupes nerveuses,

jambes puissantes qui martèlent, d’un pied

impatient, perdu dans l'herbe, le rythme

de leur ronde, elles s’abandonnent sous

le bon soleil qui les caresse, à leur joie

libre, et l’on est tellement

entrainé à leur suite que

l’on à peine à remarquer

les belles audaces des mou-

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