‹ Alfred RollChapitre 7 sur 54 · ROLL · texte numérisé non relu

ROLL

qui règle toutes les parties de cet univers.

« Heureux sont ceux, à écrit un philosophe, qui possèdent plus que

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les autres le don d'interpréter le livre divin; la beauté, manifestation d'en haut, leur apparaît, à ceux-là, dans toute sa dignité originelle. Loin de se borner à l'enveloppe variable, ils cherchent ailleursla raison 1mmuable de ce qu'ils admirent. Et alors cette beauté resplendit à leurs yeux de toutes parts; ils la voient dans la verdure des champs, dans l'émail des fleurs, dans le murmure des eaux.

dans les horizons qui réfléchissent les feux du ciel.

Mais bien vite, soulevant tous ces voiles, ils la contempleront dans les idées qu'éveillent tous ces objets ; de sorte que de toute cette contingence visible et fugitive, qui est le monde, il sera facile à ces regards pénétrants de dégager l’invisible, pour en faire un objet d'émotion vive, la cause la plus élevée eten même temps la plus intime de leur admiration. »

Toutes ces réflexions, tous ces souvenirs m'étaient suggérés par l'étude du paysage dans l’œuvre de Roll, et je comprenais pourquoi le peintre, si attaché à la vie et à l’action, avait si bien vu les aspects tragiques de la nature. Je n'en veux pour exemple que deux œuvres

qui figuraient en 1884, à la

ÉTUDE POUR LES JOIES DE LA VIE

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