III. — Le Parti Colonial en conquérant l’empire nous a
promis des marchés qui rendraient la prospérité à notre
commerce et à notre industrie , des marchés priviléc/iés.
Do Jules Ferry :
« La politique coloniale est la fille de la politique in- » dustrielie... l’exportation est un facteur essentiel de la » prospérité publique, et le champ d’emploi des capi- » taux, comme la demande du travail, se mesure à l’é- » tendue du marché étranger...
» Mais tout le monde aujourd’hui veut filer et tisser, » forger et distiller.
» ... De l’autre côté des Vosges comme au delà de TAt- » lantique, le régime protecteur a multiplié les manufac- » turcs, supprimé d’anciens débouchés, jeté sur le mar- » ché de l’Europe de redoutables concurrences.
» ... Le système protecteur est une machine à vapeur- » sans soupape de sûreté, s’il n’a pas pour correctif et pour » auxiliaire une saine et sérieuse politique coloniale.
» La paix sociale est, dans l’âge industriel de l’huma- » nité, une question de débouchés... La consommation » européenne est saturée, il faut faire surgir des autres » parties du globe de nouvelles couches de consommateurs, » sous peine de mettre la société moderne en faillite et » de préparer pour l’aurore du vingtième siècle une li- » quidation sociale par voie de cataclysme dont on ne » saurait calculer les conséquences. »
(Le Tonkin et la mère patrie.)
De Rambaud.
« La concurrence est de plus en plus ardente entre na- » lions européennes pour se disputer ces débouchés loin- » tains, ces stations aux portes de la barbarie qu’un ins- » tinct sûr indique à la vieille Europe comme les têtes de » pont de la civilisation et les voies de l’avenir. »
(Les affaires cle Tunisie.)
Et toutes ces .promesses furent paraphrasées par tous les organes de publicité du parti. Toute la collection de la Quinzaine Coloniale organe de V Union Coloniale est typique.