PLANCHE III
La PLAGE DU GOUVERNEMENT EN 1837 (d’après Otth).
On ne voit ici que la partie Nord-Ouest. Sur la place, le pittoresque marché du matin,
à G. la mosquée de la Pécherie, au fond la Djenina, à l'arrière-plan, la ville indi-
gène encore à peu près intacte, à Dr. emplacement de la mosquée Es-Sida détruite et du futur hôtel de la Tour du Pin, façade N. de la place actuelle.
ALGER EN 1860 (d’après un daguerréotype).
Vue prise de la darse de l'Amirauté. Au 1‘ plan, quais et magasins du nouveau port,
pavillon de la Santé ; en arrière restes des murs turcs, batteries de la Pécherie à G.; de la
Porte de France à Dr. ; au 3° plan, constructions de la ville française. À G. reposant sur ses
voûtes, Place du Gouvernement, encore inachevée au S. Au-dessus ville indigène transformée (V. surtout à Dr.)
ü Le £ :
È : À Sn 1 ST nT | ; j * L n FA
antérieures. On y voyait figurer des constructions de trois étages sur arcades. Le général inspecteur du Génie de Montfort fit fort heureusement supprimer « un temple chrétien à forme antique » qui aurait voisiné avec la mosquée et collaboré avec les maisons prévues pour la cacher complètement 1.
Le Génie avait en tous cas réussi à conserver la direction des travaux de la nouvelle place ? — et la place elle-même. C’est qu’il la considérait avant tout comme une place d’armes 5. À ceux qui, à tort d’ailleurs, lui reprochaient d’être trop grande, le général inspecteur répondait : « La longueur est à peine celle d’un front de bataillon ; il est absolument impossible de la réduire ». Il faut assurément se féliciter que les dimensions en aient été mesurées à cette aune. Elle n’a pas cessé, en tous cas, d’être classée dans le domaine militaire, et à plusieurs reprises le Génie intervint pour rappeler qu’elle était la « place d’armes » d’Alger 4 Les voûtes et magasins qui devaient primitivement être livrés au commerce furent réservés à l’adminis-
rapports du général de Montfort concluant à l’approbation, que le Ministre donna le 9 déc. 1833. Voir aussi Arch. G. G. A., N0 18. Le Min. de la Guerre à l’Intendant civil. 9 déc. 1833. Les travaux des voûtes seront à la charge du Génie : décision qui allait, faute de crédits, en retarder l’exécution pendant plusieurs années.