‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 108 sur 465 · Idem. Rapport du 3 déc · texte numérisé non relu

Idem. Rapport du 3 déc

2. Arch. G. G., idem. Arrêté du 25 nov. 1831, signé de Berthézène et imprimé en français et en arabe. Procès-verbal de la conférence du 19 novembre. Le Génie surveillera tous les travaux et exécutera ceux qui intéressent la défense.

3. Le général de Montfort voulait qu’on lui donnât ce nom même. Sans doute songeait-il, comme beaucoup d’autres alors, à celle de Toulon avec lequel on se plut longtemps, dans le monde militaire et maritime, à comparer la ville forte d'Alger.

4. Arch. G. G. N2. 17. Établissement d’un square sur la place du Gouvernement. Le Génie soutint alors ses droits en invoquant, le 8 août 1872, l’avis

tration de l’armée ; ce fut d’ailleurs aux frais de la Guerre que les travaux de construction furent exécutés !. Ils traînèrent en longueur, faute de crédits suffisants ? En juillet 1835, le deuxième étage des voûtes, qui devait soutenir environ un tiers de la place, n’était pas encore commencé, et un « vaste trou en obstruait la plus belle partie », celle qui regardait le port et la mer 3. La pénurie d’argent — l’opposition n’avait pas encore désarmé à la Chambre — amenait le Ministre, malgré son désir de terminer cette affaire, à remettre en question une solution que l’on croyait définitive depuis 1833, et en juin 1837, on n’était pas plus avancé que quatre ans auparavant. Il y a mieux : la forme même de la place fut modifiée en 1840, et

du Comité des Fortifications du 23 fév. 1866. Par ailleurs, les droits de la Guerre sont reconnus dans le « Plan d'Alger et de ses servitudes militaires » exécuté en 1882 en vertu d’une décision du Conseil municipal. (Voir p. 376).

1, Idem. N?. 18. On avait d’abord songé à en donner la concession, avec le bénéfice de la location, à des particuliers : personne ne se présenta. « D’iei un grand nombre d’années, pour ne pas dire jamais, le commerce d’Alger n'aura pris assez d'extension pour pouvoir faire ou provoquer de la part de quelques spéculateurs une entreprise aussi considérable.» Ainsi s’exprimait le général de Montfort dans son rapport au Ministre du 3 déc. 1833. Or il s’agissait d’une dépense de 280.000 francs. En 1835, il y eut une proposition Melchior, qui fut écartée (Arch. D. F., cart. 4, n° 1-5 et Arch. G. G. N2. 18) par le Gouverneur Général. En annonçant l’inseription d’un crédit de 100.000 francs (juin 1837), le Ministre invitait le Gouverneur à examiner de nouveau cette solution.

2. Idem. Chaque année depuis 1833, le Directeur du Génie d’Alger réclamait des crédits. Le Ministre les ménageait, tout en reconnaissant qu’il était nécessaire de décider enfin par oui ou non une question qui arrêtait «les constructions et les entreprises de tout genre dans le quartier le plus important de la ville ». (Le Ministre au Mar. Clauzel Gouverneur Général, 6 oct. 1835).

3. Arch. D. F., cart. 4, n® 1-5. Rapport du Colonel Directeur des fortifications Lemercier, 1€ juillet 4835.

l’on revint au plan pentagonal avec une large ouverture du côté de la mer !. Et l’on n’avait pas encore fini de délibérer sur la « pauvre » place d'Alger ? !

Cependant les percées faites dès 1830 pour des besoins militaires déterminèrent la naissance de la ville française, avant même que l’on fût fixé définitivement sur la décision du Gouvernement au sujet d'Alger. Dans la même délibération où 1l approuvait le projet Lemercier de la place du Gouvernement, le Conseil d'administration adoptait le tracé des rues Bab-Azoun, Bab-el-Oued et de la Marine #, qu’on s’était contenté d'élargir un peu par quelques démolitions. Ce tracé, indiqué déjà sur le premier plan topographique d’Alger 4, faisait de ces trois voies des lignes brisées et en coupait ainsi la perspective. Frédéric Chassériau nous apprend 5 que ce fut « une disposition prise dans l'intérêt de la défense, pour éviter les enfilades ». Il faut, pour ne pas être sévère, se rappeler l’état d’esprit dans lequel se trouvait le commandement,

4. Arch. G. G. N?. 18. 31 mars 1840. Rapport du comte Guyot au Conseil d'administration 22 avril 1840. Le Ministre au Mar. Valée Gouverneur Général. Il approuve le nouveau plan.

2. C’est l'expression dont se servait en 1852, le Gouverneur Général Randon, en rappelant les fautes commises dans (cette pauvre ville d'Alger ». (Arch. G. G., même dossier).

3. Arch. D. F., cart. 3, n° 4. Projets pour 1834. Mémoire du Lieutenantcolonel Directeur Lemercier.

&. Plan d'Alger et des environs dressé au Dépôt général de la Guerre par ordre deM. le Maréchal ,duc de Dalmatie, Ministre de la Guerre sous la direction de M. le Lieutenant-général Pelet. Paris, 1832. Le premuer tirage (Arch. D. F., art. 2, n° 15) n'indique pas les arcades qui figurent sur les tirages postérieurs. Nous en donnons la réduction plus haut.

5. Etude pour l’avant-projet d'une cité Napoléon-ville, par Frédéric Chassériau. Alger, 1858.

au lendemain de l’occupation ; on ne se sentait pas en parfaite sécurité. L'idée d’une insurrection et de la guerre de rues, qui avait déjà hanté Valazé, un des héros de Saragosse, lors de l’attaque d’Alger !, était loin d’avoir disparu. On prétendait avoir découvert, à la fin de 1830, un complot des Turcs restés dans la ville?; on se méfiait des Maures représentés généralement comme sournoisement hostiles . On s’explique ainsi que les rues principales aient été traitées comme des boyaux de tranchée ; un arrêté de mai 1832 interdit « de projeter des balcons, des auvents, des stores, des plantes, des saillies quelconques sur les façades des maisons », qui furent ainsi condamnées à rester « plates et mornes comme des murs de caserne 4 ». Plus heureuse fut la décision de construire des

1. Dans son plan d’attaque, il envisageait la possibilité d’une défense des habitants analogue à celle de Saragosse. (Général Valazé. Siège d’Alger. Projet des attaques, 1 discours, 2 dessins, 10 oct. 1828). Ce manuscrit, consulté par nous aux Arch. G. A., a été depuis versé à la Section historique de l’armée. Min. de la Guerre.

2. Baron Juchereau de Saint Denys. Considérations statistiques, historiques, militaires et politiques sur la Régence d'Alger, Paris, 1831, p. 223. On arrêta 30 notables qui furent expédiés sur Smyrne. On saisit leurs Liens et un arrêté du {1 juillet 1831 étendit la mesure du séquestre aux Turcs dont la conduite serait mauvaise.

3. Procès-verbaux et rapports de la Commission d'Afrique, 0. c. Rapport sur la colonisation de l’ex-Régence d’Alger par M. de la Pinsonnière, p. 352 et suivantes. L’auteur résume l’opinion prédominante des milieux officiels. Les Maures sont « un peuple mou, intrigant et dissimulé » qui a la haine du nom chrétien et « regrette la domination du turban.. Le Maure n’est donc plus qu’un obstacle ». Si le Baron Pichon explique les justes motifs de leur mécontentement et plaide leur cause, heureux de rejeter la faute sur le duc de Rovigo, Genty de Bussy, son successeur (De l'établissement des Français dans la Régence d'Alger, 2 vol. Paris, 1839, 2e édit.) leur est franchement hostile.

4. Ch. Desprez. Alger naguère et maintenant. Alger, 1868, p. 195. L'auteur

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