‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 115 sur 465 · Baron Baude, o. c., p · texte numérisé non relu

Baron Baude, o. c., p

4. L. de Baudicour. Histoire de la colonisation de l'Algérie. Paris, 1860, p. 65.

de débarquement des troupes, d'organisation des colonnes et le centre du ravitaillement : autant de circonstances favorables aux affaires dont vivent de nombreux commerces. On escomptait en outre, et non sans raison, un développement nouveau de la colonisation qui ferait de la capitale un marché important.

Au moment où l’avenir de la ville se présentait sous les meilleures auspices, les documents officiels signalaient déjà qu’elle était « trop resserrée pour sa population !, Le nombre des Européens dépassait en effet 15.000 habitants répartis ou plutôt entassés dans les rues de la basse ville, qui presque toutes nous paraissent aujourd’hui d’une étroitesse ridicule. La nécessité s’imposait donc, ou de procéder à de nouveaux percements, ou de s’étendre hors des limites de la vieille enceinte des Turcs. Il semble que le premier devoir de ceux qui présidaient à la formation et au développement d'Alger était de prévoir, c’est-à-dire, en pareil cas, de dresser un plan d’alignement et d’agrandissement judicieusement conçu, sérieusement étudié et solidement établi. Il n’en fut malheureusement pas ainsi. Et cependant, la faute n’en est certes pas imputable au Ministère de la Guerre. Dès 1836, le colonel Lemercier avait fort sagement préconisé cette bonne méthode. « Avant de rien statuer sur le projet de la grande voirie, Je crois, écrivait-il, qu'il conviendrait de demander un plan d'ensemble de toute la ville, avec indication des rues déjà ouvertes et de celles qu’on propose d'ouvrir. Ce travail est indispensable pour porter un jugement motivé ; il aurait dû tout précéder et servir à éclairer la délibération ?. » Le Ministre

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