‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 121 sur 465 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

4. Arch. G. À., art. 2, n° 87. Rapport sur la question de savoir s’il y a lieu

« Du côté de Bab-el-Oued, écrivait-il, l’enceinte ne gêne évidemment en rien le développement de la ville ; car 1l n’y a pas de tendance à bâtir de ce côté... Du côté de Bab-Azoun, les constructions du faubourg, il est vrai, tendent à se rapprocher de la ville, et il est hors de doute que, non pas l’enceinte, mais bien plus les servitudes qu’elle exerce sont une gêne pour la population. » On pourrait en diminuer les inconvénients en accordant des autorisations de construction, sous réserve de démolir sans indemnité en cas de guerre. Il ne croyait d’ailleurs pas au peuplement des espaces compris entre la ville et l’enceinte, exception faite pour la région la plus basse. Le reste était formé de « terrains vagues, montueux et ravinés, sur lesquels, disait-il, la construction ne se porterait pas de très-longtemps. » Ni surveillés n1 éclairés, ils deviendraient des repaires assurés pour les malfaiteurs. Il était donc bon de les séparer de la ville. Charon, comme directeur du Génie, estimait que la disparition de l’ancienne enceinte était inévitable !, Mais le Comité du Génie, insufhsamment renseigné sur l’état véritable de ces remparts, s'était prononcé pour la conservation. Charon en démontra l’inutilité et plaida sagement la cause des habitants ?. « En accordant à Alger l’importance qu’on lui suppose, soit comme port militaire, soit comme port commercial servant aux exportations et aux importations, la partie de la population renfermée dans l’ancienne enceinte sentira chaque jour le besoin d’avoir

d'admettre en principe la démolition de l’ancienne enceinte d'Alger. Lieutenant-colonel du Génie Villeneuve, 28 août 1844.

1. Arch. D. F., cart. 8. Projets pour 1843. Apostille du Directeur des fortifications, colonel Charon.

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