Idem
EFASCONSTEUCBRIONNDE : LA VILLE 237
des relations faciles et promptes avec la nombreuse population dite actuellement faubourienne. Dès lors on peut prévoir que des demandes seront formulées pour multiplier le nombre des portes afin que les communications ne soient pas gênantes entre l’ancienne et la nouvelle ville. En outre les servitudes extérieures et intérieures de cette ancienne muraille seront toujours repoussées par la population, comme elles le sont partout et ces servitudes seront encore une source de dépenses pour l’État, parce qu’elles obligeront à des acquisitions. La multiplication des portes équivaudra à la suppression de l’enceinte que certainement l’opinion publique fera prévaloir un jour. » Cet avis salutaire prévalut enfin. En 1844, on commença la démolition des anciens remparts! et en 1846 on abattit les portes de Bab-Azoun et de Bab-el-Oued. Elles avaient d’ailleurs été modifiées dès 1841, et le pittoresque de leur disposition avait été sacrifié à la commodité ?. Pendant que l’on procédait lentement à la confection du plan d’alignement, et tandis que la nouvelle enceinte englobait progressivement 118 hectares, au lieu de 41%, une véritable fièvre de construction sévissait à Alger‘. La facilité avec laquelle les Indigènes assaillis cédaient leurs maisons ou leurs parts de maisons, les ventes nombreuses du service des