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3. Arch. D. F., cart. 8. Commission mixte du Port d’Alger. Séance du 13 juillet 1842.
en 1846, par le commandant supér£eur du Génie Charon * ; mais la décision exigeait l’entente de plusieurs services, car elle intéressait à la fois la Guerre, la Ville et la Marine. La question des rampes d’accès du port ?, tout en conservant son caractère utilitaire, devenait aussi dans le projet d’alignement une question d'esthétique ; il faut reconnaître qu’elle était résolue de la manière la plus heureuse. Au projet plusieurs fois modifié de l’ingénieur Poirel®, qui établissait une rampe avec retour débouchant sur la place Royale et une autre, sans retour, débouchant devant le Dépôt des ouvriers (rue Waïsse actuelle), on substitua deux rampes avec retour aboutissant, l’une à la rue militaire un peu au Sud de la place, et l’autre devant le Dépôt 4 Le rebroussement se faisait sur un palier central au-dessous de la place déjà dénommée « place Bresson » et dans l’axe du boulevard du Sud. Des voûtes et des magasins étaient prévus. « Peu de villes au monde, disait le Président de la Commission des alignements, présenteraient un point de vue plus grandiose que celui de cette double rampe, de ces
1. Idem., cart. 10. Apostille du Directeur, 4 juin 1845. « L'idée d’une promenade, écrit Charon, est venue à la suite de l’idée naturelle de fermer la ville du côté du port et la rue militaire peut tout naturellement servir de promenade. » Charon ignorait sans doute le projet de Poirel.
2. Cette question souleva de longues discussions entre les services intéressés ; la solution dépendait en effet des décisions à prendre sur les dimensions des terre-pleins et sur l'emprise à prélever pour l'établissement des rampes. On ne pouvait d'autre part arrêter aucun projet d'enceinte sans être fixé sur ce point.