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La rue d'Orléans et la rue de la Charte

2. Arch. Nat., F80 811. Création d’une place devant l’hôtel de la Préfecture. Le Préfet, transmettant au Gouverneur Général l’avis favorable du Conseil municipal (25 septembre et 12 octobre 1854) fait valoir que la chute inopinée d’une maison et la démolition d’une autre pour raison de sécurité publique vont faciliter l’ouverture de la place. Ce fut d’ailleurs une place borgne, de 28% sur 8" 65. L'édifice même de la Préfecture apparut bien vite comme insuflisant et inconfortable ; car on trouve dans un rapport du Président de la Commission des alignements au Ministre de l'Algérie, en 1858, la proposition de construire une Préfecture sur une partie des terrains réservés jusqu'alors au Palais Impérial. Ce projet fut appuyé fortement par les Ponts et Chaussées et les Bâtiments civils. (Arch. G. G. N? 27. 7 février 1859).

3. Ch. Desprez. Alger naguère et maintenant. Alger, 1868, p. 215. L'auteur affirme que l'Empereur, visitant Alger en 1865, a blâmé la situation du nouveau Lycée (p. 220).

ne doit pas faire oublier les belles proportions, surtout pour l’époque, et les conditions parfaites d'hygiène qui furent réalisées dans cette construction, la mieux réussie assurément de toutes celles dont la ville fut dotée, entre 1846 et 1880 1.

Nous ne parlerons que pour mémoire d’autres édifices tels que la Poste exiguë et le Trésor installés en 1867 sur le boulevard de l’Impératrice, la Prison Civile, l'édifice public du programme de 1846 qui donna lieu aux moindres discussions ?, et qui fut le premier construit (1846-1851), la Cathédrale, ancienne mosquée Ketchaoua, occupée dès 1832, remaniée, démolie, rebâtie de 1846 à 1860 5, l’Évéché, un des derniers débris de la Djenina, plusieurs fois menacé 4 et finalement conservé avec une piètre façade sur la place du Gouvernement, l’église St-Augustin (1876-1879) 5 dont la cons-

1. Ch. de Galland. Histoire du collège, du Grand Lycée d'Alger et du Petit Lycée de Ben-Aknoun. Alger, 1889. La superficie couverte était de 1 hect. 42 ar. Les plans sont dus à l’architecte Claudel. L’ancien collège de la rue Bab- Azoun avait été déjà agrandi par l’adjonction de la caserne Massinissa (1852). En 1846, la Commission des alignements proposait comme emplacement le plateau dominant le jardin Marengo. Le conseiller Ballyet était d’avis de le placer en dehors de la circulation dans la haute ville, au-dessus du Palais de Justice. Personne, en tous cas, pour ce monument comme pour les autres, ne s’avisa que l’avenir d'Alger étant du côté du Sud, c’est vers Mustapha que l’on devait chercher des emplacements qui abondaient alors à des prix très avantageux.

2. Arch. G. G. N? 6. Il est déjà prévu sur son emplacement actuel dans le rapport du conseiller Ballyet (11 juillet 1846).

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