‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 159 sur 465 · Idem. Dép. Ministérielle du 7 septembre · texte numérisé non relu

Idem. Dép. Ministérielle du 7 septembre

G. Idem. Lettre du Directeur des Affaires d'Algérie au Directeur des Travaux publics. 18 février 1847. Le dossier renferme une série de réclamations de propriétaires qui s'étaient empressés d’acheter des terrains à des Israëlites.

publique sur les expropriations ne fut annoncée par le Moniteur Algérien que le 5 novembre 18511. Le principe de la déclaration d'utilité publique n’était approuvé qu’en 1853 et l’arrêté ministériel du 19 juin 1854 autorisait enfin les expropriations, après huit années de discussions, d'enquêtes et de procès ?. L'ouverture avait néanmoins été commencée, non point par la Ville, mais par un particulier, J. de Redon, architecte et ingénieur, qui avait obtenu de construire dans la partie sud, déblayée par lui, des boutiques provisoires où affluaient les marchands indigènes *. En 1857, il demandait à édifier à leur place des maisons à trois étages et des hôtels pour étrangers, et se chargeait d’achever l’ouverture de la rue. Le Conseil municipal acceptait sa proposition, mais par ailleurs cédait des terrains à des entrepreneurs qui construisaient des immeubles, et l’auteur du projet se désistait finalement, déclarant avoir été paralysé, pour la réunion des capitaux, par 18 mois d’attente d’une solution définitive *. En 1858, les expropriations n’avaient été faites que pour un quart à peine de la ruef. Il fallut recourir, pour pouvoir

1. Idem. Lettre du Gouverneur Général au Préfet. 5 février 1852. Il se plaint de n’avoir pas été avisé de cette mesure.

2. Idem. L'état des propriétaires atteints par les expropriations montre que sur 62 immeubles, 19 appartenaient au Domaine, 17 à des Européens, 26 à des Indigènes, dont 12 à des Israëlites. La spéculation des immigrants avait donc déjà entamé les régions hautes de la vieille ville.

3. Arch. M., 16 novembre 1855, 26 avril et 6 décembre 1856, 4 avril 1857 et 20 novembre 1858.

4. Arch. G. G. N?7. Séances du Conseil de gouvernement des 18 avril, 4er mai et 12 septembre 1857.

5. Arch. M., 5 et 20 novembre 1858. Le Maire constate que sans l’activité d’un particulier, la rue n’aurait jamais été ouverte.

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