Idem. 21 mai
5. À plusieurs reprises le Conseil remercia le Maréchal Randon, alors Ministre de la Guerre de sa « bienveillance ordinaire pour la ville d'Alger » (Séances des 4 et 30 novembre 1861). Celui-ci, dans une dépêche du 4 octobre
que jusqu’à la place de la nouvelle Synagogue (place Randon) ; on ajourna, après le voyage de l'Empereur, le perce ment de la dernière partie. Quant à la rue Montpensier, on lamorça seulement entre la rampe Rovigo et le fossé des anciennes fortifications, et en 1875 1, on en prononça le déclassement. Le prolongement de la rue Bruce vers le Nord fut également ajourné, pour des raisons du même ordre?. En revanche, Alger fut doté de la plus pittoresque de ses artères, la rue du Rempart, baptisée successivement boulevard de l’Impératrice et boulevard de la République.
Dès 1837, l'ingénieur Poirel avait eu l’idée d’une « rue du quai » qui serait pour Alger à la fois une parure et une source de bénéfices *. Mais la conception d’une place maritime for-
1861, rappelle en détail toutes les mesures qu’il a prises en faveur d’une ville qu'il aime avec prédilection. « Pour la ville d'Alger en particulier, écrit-l, je m’attache en toute circonstance à seconder votre administration dans les entreprises qui ont pour but la prospérité de cette importante cité. » Déjà, dans une lettre adressée au Maire, alors qu'il était Gouverneur Général, 1l écrivait en 1855 : « Tout ce qui peut concourir à l’embellissement et à la prospérité de la ville d'Alger ne peut manquer d’avoir mes sympathies les plus vives. » (Arch. M., 2 avril 1855).
1. Arch. M., 8 décembre 1874 et du 12 avril 1875. Le rapporteur signalait qu'il y aurait 158 maisons indigènes à exproprier, deux mosquées, la mosquée Kléber et le mosquée de Sidi Ramdane à entamer et à abattre. Il ajoutait : « Traverser le haut de la ville par une rue européenne, c’est décapiter Alger … c’est l’orientalisme qui attire les touristes à Alger et non nos squares et nos places. » Les idées avaient singulièrement changé depuis 1846.
2. La dernière approbation du projet concernant cette rue figure dans Îles procès-verbaux du Conseil municipal à la date du 2 juin 4862. On n’en reparle plus qu’en 1878 (13 septembre) et en juillet 1883. Les travaux, déclarés d'utilité publique par décret du Gouverneur Général du 16 janvier 1884 ne furent jamais exécutés.