‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 163 sur 465 · Idem. Le Ministre au Gouverneur Général. 13 février · texte numérisé non relu

Idem. Le Ministre au Gouverneur Général. 13 février

2. Idem. Le Ministre au Gouverneur Général. 25 août 1845. « Le budget du port vient d’être fortement doté ».

3. Arch. Nat. F80 814. Le Ministre au Gouverneur Général, 12 octobre 1846. Il ne doute pas qu’il existe des capitaux : mais « comment espérer, ditil, que dans une ville aussi commerçante qu’Alger, où l’argent produit des intérêts si élevés, il se trouverait un entrepreneur qui consentît à consacrer un million et demi à deux millions à des constructions qui ne seraient ni sa propriété ni celle de ses héritiers que pendant un certain temps ». L'opinion que l’on s’enrichissait vite à Alger par les spéculations était bien établie à Paris, comme le prouve ce texte. Cependant en 1844, un ingénieur civil de Paris, M. Bory, d'accord avec une société financière dirigée par les banques Javal et Lent, de la capitale, avait proposé un plan de boulevard et sollicité la concession de l’entreprise. L'affaire n’aboutit pas, l’épargne ne se révélant pas favorable. Le Génie aurait, suivant un rapporteur du Conseil municipal, gardé le projet dans ses archives, pour l’en faire sortir en

1858. (Arch. M., 4 septembre 1871. Rapport de la Commission des tra-

vaux).

projet définitif. Nous avons vu ? que la Commission des alignements et le Conseil supérieur se montrèrent enthousiastes à l’idée d’une promenade dont ils escomptaient le plus heureux effet, au double point de vue du pittoresque et de l'utilité. Mais, outre que les plans étaient loin d’être arrêtés, à la fin de 1846, la question des moyens d’exécution n’était pas davantage résolue par les affirmations optimistes du Ministre ; et d'autre part, il était à craindre que l’entreprise considérée comme fructueuse, si les voûtes à construire étaient livrées au commerce, ne devint au contraire une lourde charge, si les services civils et militaires s’y réservaient des emplacements étendus. Or déjà la Commission mixte des ports réclamait pour la marine de l’État toute la partie Sud, où elle proposait l’établissement de l’arsenal maritime ÿ.

Malgré les instances du Ministre‘, préoccupé d’ailleurs avant tout de l’achèvement du front de mer de la Place d’Alger, trois années s’écoulèrent, remplies par l’élaboration et la discussion des projets et par de nombreuses conférences. « La grande difficulté, déclarait le rapporteur du Conseil supérieur, est de faire marcher d’accord les vues des quatre services, leurs budgets et leurs volontés. » Le 13 février 1849, l’entente était enfin réalisée sur un projet d’ensemble qui embrassait toute l’enceinte en arrière du port et les rampes

1. Idem. Le Directeur des Affaires civiles à M. le Baron Bellyet, membre du Conseil supérieur d'administration. 28 avril 1846. Le public attendait impatiemment une décision sur la question des rampes et de la rue du Rempart.

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