Lettre de l'Empereur au Maréchal de Mac-Mahon (0. c
3. L’historique des négociations relatives à cette affaire se trouve résumé dans un rapport détaillé lu au Conseil Municipal le 4 octobre 1871, à l’occasion de différends qui surgirent alors entre la Ville et la Société Morton Peto. Le rapporteur se plaint de ce que la Commune a été sacrifiée à la compagnie anglaise et abandonnée dans la suite par l’État. Voir aussi Arch. D. F., cart. 18. Le texte du traité entre la Ville et l’État a été inséré dans la T'abl. de la sit. de 1862 publié en 1863 (p. 267).
fut signée la convention qui substituait la société anglaise à la Ville dans ses droits et obligations, avant même qu’eût été rendu le décret impérial approuvant le traité entre la Ville et l’État. Ce décret, daté du 12 mai, qui autorisait par l’article 2 la rétrocession déjà effectuée en fait, prescrivait la construction du front de mer, de la porte de France au Palmier, des rampes d’accès au quai et des escaliers, de la rue du Rempart et des rues nécessaires pour le raccordement avec la voirie existante, des magasins voûtés sous le rempart et les rampes. La dépense était évaluée à 6 millions ; l’État verserait une subvention de 800.000 francs et céderait 14.500 mètres carrés de terrains, plus l'Hôtel des Postes et du Trésor (rue Bab-Azoun), la caserne du Caravansérail (rue de Constantine) et ses droits d’expropriation sur 400 mètres carrés (rue Clauzel). La société restait concessionnaire des voûtes pour une période de 99 ans, au-delà desquels elles reviendraient à l’État. Un rapporteur de la commission des travaux municipaux estimait en 1871 que l’État avait fait les frais d’une combinaison désastreuse et que la société concessionnaire, après avoir vendu les terrains cédés le triple de leur estimation officielle et loué les voûtes le double du montant des prévisions, avait réalisé déjà 10 millions de bénéfices pour une dépense de 4 millions 1.
Le boulevard de l’Impératrice — c’est le nom qui lui fut donné — reçut sa première pierre, le 18 septembre 1860 ?,