‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 178 sur 465 · Voir p. 174, note · texte numérisé non relu

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5. Arch. G. G. N? 18. Le Directeur des finances Blondel en rend compte le 15 juillet 1836. Les enchères ont dépassé toutes les espérances ; or ces magnifiques terrains furent adjugés à 20 francs le mètre. Il cite le commanditaire, le Cte de La Tour du Pin, comme ayant fait en cette occasion un emploi de sa fortune « plus noble que lucratif ».

la maison de La Tour du Pin!. Le côté Est du rectangle était même déjà amorcé, avec une façade sur le prolongement futur de la rue de la Marine ?. En 1841, on renonça à poursuivre l’exécution du plan de 1833 sur cette face, de manière à ne pas masquer la mosquée, et l’on décida de fermer la place par une balustrade dominant la rampe de la Pêcherie et par une autre formant avec elle un angle obtus, face à la mer et au-dessus de la batterie. Là même on hésita plusieurs années sur la solution définitive #. Par ailleurs, la face Ouest, où se trouvaient les bâtiments de la Djenina, fut la dernière à être dotée de constructions neuves, par suite même de l’existence de ce monument et de l’installation des services de l'administration militaire dans l’ancien palais des Deysf. Ce vieil édifice était d’ailleurs condamné dès 1843°; l’incendie du 26 juin 1844, en détruisant la partie Nord décida

1. Cette maison devint l’Hôtel de la Régence qui subsiste encore.

2. Arch. G. G. N°? 18. Rapport de l’ingénieur des Ponts et Chaussées concernant les travaux à exécuter pour terminer la place du Gouvernement. 27 décembre 1839. La maison Lavelène, où s’installa le café d’Apollon, s’avançait « inopinément sur la voie publique, comme pour provoquer, disaitil, les critiques amères qu’attirait tous les jours sur l’administration locale ce manque apparent de prévoyance et de goût »,

3. Arch. M., 16 juillet 1852, où l’on parle encore du plan définitif qui déterminera Ja forme de la place.

4, Voir p. 258.

5. Arch. G. G. N? 6. Lettre du Ministre au Gouverneur Général (3 novembre 1843) où il rappelle sa dépêche du 12 mars 1841. Il écrivait alors qu’il considérait comme inadmissible le maintien à jamais des services de l’armée dans la Djenina. Voir aussi la note de l'architecte Guiauchain sur l’affectation à donner à ces terrains. Le Ministre faisait une seule réserve, relative à l'Évêché. « L’Administration devrait, écrivait-il, s'attacher à conserver autant que possible les édifices de cette nature » (vieilles maisons mauresques de style).

l’armée à l’abandonner ?. Il semblait dès lors de plus en plus certain que les terrains seraient réservés pour les édifices publics, dont Alger manquait totalement et qui contribueraient à embellir sa place principale suivant la tradition des villes de France et d'Europe. C’était l’intention du Ministre, du Conseil d’administration et de la Commission des alignements ; dans le programme de 1846, la partie Ouest de la place fut réservée pour l'Hôtel de ville, la Bibliothèque, le Musée, le Trésor et les Postes et le Théâtre 2. La solution adoptée pour l’emplacement de ce dernier monument changea cette destination, les terrains de la Djenina ayant été concédés à la Commune, puis rétrocédés par elle à la Société Sarlin-Sarlande %. Le décret présidentiel du 23 juillet 1850 consacrait cette aliénation * ; presque en même temps le Ministre approuvait le plan d’alignement des rues aboutissant sur ce côté de la place (rues Juba, du Divan, du Soudan) ÿ.

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