‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 186 sur 465 · Voir p. 258, note · texte numérisé non relu

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3. Le principal était le Marché (ou halle) aux grains et aux huiles (à l’angle de la rue de Varennes) dont on trouvera une description très vivante dans les souvenirs d’un vieil Algérois (Ch. Jourdan. Croquis algériens, 0. c., p. 36- 37). On y voyait encore arriver, à cette époque, des caravanes de chameaux apportant des céréales de la région voisine des Plateaux. Aujourd’hui cet ammal est aussi rarement aperçu à Alger que dans les villes de France.

4. La place d’Isly avait été plantée d’arbres en 1869 ; on espérait en faire une petite promenade (Arch. M., 12 février 1869). En 1873, on commençait à reconnaître les inconvénients d’un marché indigène que l’on aurait mieux compris aux portes de la ville (Séance du 28 mars). En 1875, l’ancien Collège franco-arabe ayant été fusionné avec le Lycée, on fit du local l'hôtel du géné-ral en chef. On maintint cependant le marché sur la place, du moins pour la matinée (Séances du 25 octobre et du 22 novembre 1878). Ces détails montrent que la ville d'Alger proprement dite était encore considérée commes’arrêtant à ce point.

debout, étaient fort défectueuses : les enquêtes que suscita l'épidémie cholérique de 1865 révélèrent leur insalubrité1, Les travaux d’édilité les plus élémentaires pour un aménagement convenable et définitif de la voirie avaient été trèstardifs ?. Les autres rues du quartier ne sont guère plus heureuses. L’une d'elles est « un cloaque infect » ÿ ; on s’aperçoit trop tard qu’une autre, large de 5 mètres, a été percée d’une manière insuflisante pour l’avenir qu’on lui prêtait, d’ailleurs à tort *. Ce n’est qu’en 1853 que l’on s'occupe de régulariser la rue Rovigo, entre la place Bresson et la rue d’Isly 5, en 1856 seulement que l’on déblaie les abords du Théâtre occupés par « d’ignobles masures » et que l’on demande aux architectes des plans de façades pour les maisons à construire dans le voisinage. La route de l’Agha et de Constantine

4. Arch. M., 21 novembre 1865, 3 et 27 août, 14 novembre 1868. A cette dernière date, cinq maisons sont signalées comme insalubres.

2. En 1848, la rue n’a encore que quelques trottoirs. (Arch. M., 22 février) ; en 1851, on se décide à l’empierrer entre la place et la porte d’Isly (Séance du 6 février). Elle est classée dans la grande voirie en 1852. (Arch. Nat. F80 813) par la dépêche ministérielle du 6 janvier. L’érection de la statue de Bugeaud sur la place d’Isly soulève des difficultés que les ingénieurs doivent résoudre par un nouveau nivellement de la rue, approuvé en 1854 seulement ; et il en est encore question en 1860 et en 1861! (Arch. M., 4 avril 1861, et du 4 août 1862,

3. La rue des Tanneurs où se trouvaient en effet des tanneries. C’était une des branches du ravin de la Poudrière. (Arch. M., 6 juillet 1852).

4. La rue du Carrefour que la commission des alignements songe à élargir de 5 mètres, comme devant être la principale voie de communication entre la place Bresson et la porte d’Isly. (Arch. M., 19 oct. 1850). On néglige donc complètement la rue Rovigo (rue Dumont d’Urville actuelle) et la rue du faubourg Bab-Azoun (rue de Constantine).

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