Voir p. 152 note
2. Les deux plus curieux, les plus pittoresques, sont le chemin escarpé conduisant du Frais Vallon, près de la maison dite « du Médecin maure », au marabout de Sidi Medjebar, et celui qui montait en escaliers du Telemly à la villa Saint Raphaël. Ils ont été coupés lors de la construction de la route du Frais Vallon et du chemin Laperlier ; on n’en retrouve plus que des morceaux. [Ils sont mentionnés dans le Guide Joanne. Algérie et Tunisie. Paris, 1903, p. 27 et 29.
3. Les matériaux utilisés depuis notre occupation pour les édifices de quelque importance sont, jusqu’à ces derniers temps et jusqu’à l’achèvement du réseau ferré, venus le plus souvent d’ouire-mer. Les pierres de taille blanches de première qualité ont été importées de Mahon, d’Arles ou de Cassis. Des matériaux d’empierrement ont même été demandés à la Métropole, notamment pour la confection des bordures de trottoirs (voir p. 289, note 2) par exemple les granites porphyroïdes de St-Raphaël. Les Turcs, après avoir pillé les ruines romaines, celles de Rusguniae surtout, importèrent le marbre d'Italie. De nos jours on tend à se passer de plus en plus des importations d'outre-mer. On utilise par exemple à Alger la pierre blanche de Chanzy (Département d'Oran), les granites de Fontaine-du- Génie (à l’O. de Cherchell) et d’Herbillon (Edough, à l'O. de Bône), du
Les ressources en eau étaient-elles aussi abondantes et pouvait-on trouver dans le voisinage d'Alger les moyens d’alimenter une nombreuse population ? ! Cette question a été de tous temps l’une des plus graves préoccupations des habitants d'Alger. Au xre siècle, El Bekri signalait une seule source d’eau dans le voisinage du port ?, et avant que les Turcs eussent achevé les travaux d’adduction importants dont nous avons hérité en 1830, la ville ne disposait entre ses murs que de puits saumâtres et de citernes ©.
Le massif ancien est en effet peu perméable et sujet de par sa pente, du côté du Nord et du Nord-Est surtout, à un ruissellement rapide ; les ressources en eau qu’il peut offrir sont médiocres et précaires. Sans doute il ne manque pas de surgescences là où les calcaires et les gneiss, souvent altérés, sont en contact avec les schistes ; de petites nappes formées sous les éboulis et les dépôts d’entraînement du fond des ravins permettent aussi d'alimenter les puits 4. Mais une ville, même peu peuplée, ne saurait rien en attendre.
cap Cavallo (à l'Ouest de Djidjelli), les grès verts de Ténès, etc. Les chaux, les plâtres, les ciments sont aujourd’hui confectionnés dans les environs d’Alger. Quelques marbres de la carrière du Chenoua (à l'Est de Cherchell) ont été également utilisés.
1. Voir la notice de E. Ficheur. — Carte géologique. — Régime des eaux. Sur la question le meilleur exposé est celui de M. Dalloni (Alger et l’eau potable. Bulletin de la Société de géographie d'Alger : 1€7 trim. 1928, p. 1-44) où sont notamment résumés les principaux travaux.