‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 192 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. Arch. G. G. N? 9. Alignements des abords du Fort Neuf. Celui des 24 heures fut détruit en 1851 pour la construction de l’Arsenal.

4. Edmond et Jules de Goncourt. Pages retrouvées, 0. c., p. 276. On trouvera aussi une description dans Ch. Desprez (Alger naguère, ete., o. c., p. 217) et des détails plus précis encore dans le guide de Piesse de 1852,

5. Voir p. 534, note 3. En 1881 on recense à Mustapha 12.279 habitants

contre 6.061 à Bab-el-Oued. En 1854, Mustapha comptait 3.596 habitants et Bab-el-Oued 2.950.

verdure des coteaux, enfin quelques groupes plus ou moins soudés au reste, tels que le village d’Isly 1, le quartier Julienne ?, le Ruisseau *, le Pâté‘. L’agglomération principale est, en 1880, comme auparavant, le quartier de l’Agha. Le développement de toute cette agglomération peu homogène, que l’on a pris de bonne heure l’habitude de désigner du nom de Mustapha, a été, semble-t-1l, entre 1846 et 1871, moins affecté par les crises qui ont paralysé le commerce d’Alger. C’est que le faubourg de l’Agha a conservé son caractère et son rôle ; 1l tire toujours ses ressources principales du roulage et du voisinage des troupes casernées à proximité du Champ de manœuvre. Toutes les descriptions qu’on nous en fait nous le présentent sous le même aspect. C’est toujours le faubourg poudreux, encombré et bruyant où s’alignent les buvettes, les gargotes et les guinguettes, « la colonie du trois-

1. Réunion de maisons de campagne dont les premières ont été bâties en 1856 sur les pentes qui descendent de Fort l'Empereur vers l’Agha. « Ces pentes sont déchirées par des ravins profonds plantés d’oliviers et de trembles séculaires ; à la naissance et sur les flancs de ces ravins sont situées de délicieuses villas, cachées sous le feuillage des arbres ». (Ed. Dalles). En 1859 fut créé dans la partie basse occupée aujourd’hui par le palais de l’Université, le bivouac du camp d’Isly destiné aux troupes de passage. Il était bordé au Nord par le ravin de l’oued Beni-Mzab. Le terrain fut acquis au prix de 1.500 francs l’hectare.

2. Ce fut une création de particuliers. On y comptait déjà, en 1871, 13 rues, fort irrégulières d’ailleurs, et un boulevard (Arch. M. Reg. des délibérations du Conseil municipal de Mustapha, 27 août 1871. La Commune en prit possession en 1872 (idem., 5 août 1872).

3. « Petit hameau situé au débouché de l’oued Kniss ; des briqueteries, une tannerie assez vaste constituent l’industrie de cette localité ». (Ed. Dalles, ©. c., p. 180-181).

4, Cette agglomération occupait, en contrebas de la route de Mustapha Supérieur les bords de l’un des ravins issus du plateau d’El Biar.

six et de l’absinthe » dont parlent les Goncourt, d’après leurs souvenirs de 18491, « l’avenue sacrilège consacrée à la vendange », que flétrit Fromentin en 1852 ?, « la double haie de méchantes baraques », le long de laquelle Alphonse Daudet a vu surtout « des cabarets pleins de soldats, des boutiques de bouchers et d’équarrisseurs ? ».

L'année 1872 marque le début d’une progression plus rapide, qui, de cette date à 1881, a doublé à peu près la population de Mustapha‘. Autre fait important à signaler, la réunion des faubourgs du Sud est devenue une commune distincte d'Alger par le décret du 26 janvier 1871. Les habitants de Mustapha n’avaient jamais cessé de réclamer le retour au régime antérieur à 1848 et la séparation 5. Ils reprochaïent à la Municipalité d'Alger de ne rien faire pour l’amélioration des quartiers extérieurs et de les laisser sans voirie régulièrement entretenue, sans places, sans eau, sans lumière, sans

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