Arch. M., 18 août
3. Arch. M., 28 mai, 3 et 23 juin 1870 ; 11 février et 19 juin 1874.
LA CONSTRUCTION DE LA VILLE 367 environs du chiffre de 48.000 habitants ; de 1872 à 1881, elle
montait à plus de 65.000 !, et cette ascension était bien due pour une bonne part à l’élément européen, français et étranger ?. L'idée s’imposait de plus en plus que les servitudes de la zône militaire des fortifications, jointes à l’accaparement de nombreux terrains à l’intérieur de la ville, comprimaient la population d’une manière nuisible aux intérêts de la commune. Il fallait y remédier au plus tôt, s1 l’on ne voulait pas assister à un exode en masse vers les faubourgs du Sud, qui prenaient déjà figure de ville. Il suffisait de consulter les recensements de 1872 et de 1881 relatifs à Mustapha pour se rendre à l’évidence ; l'accroissement de la population européenne s’y révélait presque égal à celui des mêmes éléments de la population proprement algéroise . Des faits nouveaux allaient confirmer cette opinion, que l’agglomération entière ne manquerait pas de profiter de l’essor général de la colonie ; le problème apparaissait dès lors comme plus vaste que ne pouvaient l’imaginer quelques entrepreneurs de construction, entre les murs de la ville d'Alger. La question de la réannexion et de la fusion de Mustapha devait être infailliblement liée à celle des fortifications.