Voir le graphique III
2. Voir le Plan d’'Alger-Agha-Mustapha publié par Adolphe Jourdan. Alger, 1895.
3. Arch. M., 19 avril 1912. Rapport de Eug. de Redon. En 1878 par exemple on constatait dans le Conseil de Mustapha (15 juin) qu'aucun alignement ne présidait aux constructions entre le Plateau Saulière et le Pâté.
jours de la commune émancipée étaient restées à peu près sans effet. Aucun plan d'ensemble n'avait réglé et ordonné cette prise de possession du sol 1. Les maisons avaient continué à s'élever trop souvent sans que les rues fussent seulement tracées, sans aucun alignement régulier, sans aucune préoccupation de l'intérêt général, de l'esthétique, ni même de l'hygiène 2. Toutefois on doit reconnaître que, dans la période 1880-1896, quelques-unes des voies principales de Mustapha furent ouvertes ou pour le moins amorcées. Mais, faute de crédits, les travaux traînaient en longueur ; les propriétaires se voyaient obligés d'abandonner gratuitement les terrains nécessaires à la voirie, sous peine de voir leurs immeubles dépréciés par l’isolement et les difficultés d’accès. La Compagnie Algérienne, maîtresse de nombreux terrains sur les pentes des coteaux de Mustapha, entre le cimetière et la route de la Colonne Voirol, offrit, en 1881, d’en céder à titre gratuit des parcelles et de contribuer à la création d’un boulevard en corniche qui unirait la route nationale de Lagouat (rue Michelet Supérieure) au chemin vicinal du Ruisseau (chemin des Arcades) ?. Il s'agissait, dans sa pensée, de favoriser l’éclosion
1. Un plan partiel d’alignement avait été approuvé par le Préfet le 31 octobre 1878. (Arch. M. M., 4 juin 1880). On put ouvrir ainsi la rue Hoche, la rue Clauzel, la rue Denfert-Rochereau, le boulevard de l’Agha dénommé en 1881 boulevard Victor Hugo )21 juin), le boulevard Bon Accueil.
2. Ce fut notamment le cas pour le boulevard Bon Accueil (Arch. M. M., 11 février 1879), et en 1890 pour le chemin Laperlier (3 mars et 3 septembre). En 1895, les rues du parc de Bois-la-Reine furent remises à la Commune par les propriétaires qui les avaient tracées (20 mai 1895 et 5 octobre 1896).
3. Arch. M. M., 2 juin 1881. Une proposition Trolard avait déjà été faite (13 avril) pour l'établissement d’une promenade de 3 kilomètres, entre le Ruisseau et le point kilométrique 4 #5 de la route nationale n° 1. (Voir la
d’un nouveau quartier appelé sans doute à exercer une grande attraction par son exposition au Nord et par les points de vue que l’on y trouverait. Ainsi naquit le «boulevard de Mustapha » ou boulevard Bru!, dont l’exécution ne répondit malheureusement pas à ce que l’on aurait pu attendre d’un pareil site 2. Par contre, si l’on perdit l’occasion de doter le quartier naissant de Belcourt d’une belle voie qui l’aurait traversé du Champ de manœuvre au Jardin d’Essai, ce ne fut pas la faute du Conseil de Mustapha. On ne tint en effet aucun compte de ses protestations légitimes contre la construction de l’Arsenal sur l’emplacement où devait déboucher le boulevard Thiers, artère médiane du nouveau quartier, dont on fit une impasse ÿ. [mpuissantes aussi furent ses sollicitations réitérées pour le déplacement du Pare à fourrages, magnifique terrain dont l’occupation par l’administration militaire paralysa le
Carte des environs d'Alger au 1/20.000 dressée au Service général du Génie en Algérie. Ad. Jourdan. Alger, 1884).