‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 217 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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essentiel de cette fonction ? À considérer ainsi les choses, on perçoit peut-être plus clairement combien a été préjudiciable, et pour Alger et pour Mustapha, le retard que les pouvoirs publics ont mis à réparer l'erreur de 1871 et à prononcer la réannexion. Le Conseil de la ville aurait été entraîné par la force des choses à des vues plus larges et plus conformes aux intérêts de l’agglomération entière ; ses tuteurs légaux, l’Administration préfectorale et le Gouvernement général, l’y auraient ramené, si par hasard il s’en était écarté, et les auteurs de projets qui tout naturellement, sous peine d’échec, devaient tenir compte de son état d'esprit et de ses erreurs mêmes, auraient travaillé avec plus de liberté et probablement avec plus de succès. Or aucun de leurs plans n’a été réalisé. S'il peut être intéressant de les connaître, c’est parce qu’ils traduisent à merveille toutes les difficultés que soulevait la situation anormale imposée à la ville d'Alger, et aussi toutes les préoccupations louables que les conceptions erronées du passé et l’exemple des cités modernes suggéraient à leurs auteurs.

Et tout d’abord, voici la série des projets inspirés par l’idée de contrarier le développement d’Alger vers le Sud et de ramener vers le Nord le centre de gravité de l’agglomération. En 1879, MM. Gerbat et Veyre proposent de créer un nouveau quartier en comblant l’anse formée par la pointe Sidi-el-Kettani, le boulevard des Palmiers (boulevard Amiral Pierre actuel) et l’îlot de la Marine. Le plan est rejeté comme insuffisamment étudié et comme trop difficile à réaliser !. C’est évidemment la même pensée qui inspire, en 1881, le projet de Malglaive, Villeneuve et Trémeaux, quand ils songent à faire

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