Arch. M., 8 octobre
un port sur le même emplacement !. En 1882 un projet E. Lavril et Liétard, présenté au nom de M. Koechlin-Schwartz, intéresse «le quartier Bab-el-Oued ou de la Préfecture ? ». La question n’est pas nouvelle, mais elle prend un caractère d’actualité qui la recommande aux suffrages du Conseil. Les auteurs constatent que pour 11 hect. 47 ares de superficie, le vieux quartier ne possède que 2 hectares de voirie, dont la majeure partie est inaccessible aux voitures. On portera la voirie à 3 hectares ; il en restera 7 pour les constructions privées, et le reste sera consacré à des écoles, à des bâtiments publics et à un square. La rue Bab-el-Oued, élargie à 15 mètres, sera bifurquée ; des rues de 10 mètres remplaceront les boyaux actuels. La population pauvre du quartier sera transportée dans la zône expropriée pour le prolongement de la rue Randon, ou à Bab-el-Oued, sur les terrains communaux de la cité Bugeaud ; ainsi sera ramenée dans son ancienne résidence celle qui émigre vers Mustapha, et les étrangers mêmes y trouveront des logements et des promenades. Il s’agissait de 30 millions de travaux. Ces perspectives séduisantes entraînèrent le Conseil municipal qui signa une convention. La Municipalité de 1883 avait d’ailleurs été élue sur un programme où figurait la transformation de ce quartier et de la partie basse de la Casbah. Une société fut constituée ; mais les administrations civiles et militaires firent des réserves, les auteurs déclarèrent que « les temps étaient impossibles, financièrement parlant », et finale. ment se désistèrent le 18 avril 1884, au grand regret du