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Idem, 17 novembre

3. Idem, 21 juillet 1893. Quatre projets étaient en présence : le projet de l'ingénieur de la Ville Descamps, le projet Padovani, le projet Fumat précité et représenté à cette occasion, le projet de Redon.

4, Il y eut de nombreuses propositions que nous nous contenterons d’énumérer : Prunier et Compagnie, Jean Mélé et Ch. Seppe, Lapeyre et Buneau- Varilla (27 juillet et 24 août 1894), Kimpflin au nom de la Société Hersent, Bayle, Gueirouard (8 et 22 mars, 3 avril 1895). Elles furent écartées soit parce qu’elles liaient trop la Ville pour l’avenir, soit parce qu’elles exigeaient des emprunts incompatibles avec la pauvreté des ressources de la commune.

5. Arch. M., 8 mars, 3 avril, 24 mai (vote du traité) 30 mai, 4 septembre 1895, des 3 avril, 17 et 19 octobre, 16 décembre 1896 ; des 2 juillet 1888 et 22 septembre 1897. Le Conseil d’État recula devant une combinaison qui

Mais il fallait pour l'approbation définitive, un projet de loi que le Conseil d'État ne voulut pas sanctionner. Le projet de Redon reparut alors! et fut accepté, le 12 juin 1898, par le Conseil municipal. Mais il était désormais scindé en deux parties : 1° acquisition des terrains militaires achetés par la Ville qui restaient encore disponibles ; 20 exécution du plan d’agrandissement et d’embellissement, cette deuxième partie devenant un avenant à la convention qui concernait la première. La « Compagnie Foncière et Immobilière de la ville d’Alger » entra définitivement, le 6 mars 1900, en possession des terrains 2. Cette opération fut la liquidation d’une affaire présentée

nécessitait un emprunt de la ville dont le produit serait versé à une société privée. Il inclinait vers les propositions qui n’engageaient pas les finances communales et demandait notamment un examen sérieux de celle que présentait la « Société des entrepreneurs réunis de la ville d'Alger. » (16 octobre 1896). Or le Conseil municipal la rejetait le 22 septembre 1897. Le Maire rendait compte, le 1€T avril 1898, que sa mission à Paris avait échoué et que le Conseil d'État maintenait sa position. Le 17 juin il annonçait que 64.670 mq de terrains mis en vente n’avaient trouvé aucun acquéreur (aucune société n’ayant plus fait d’offres).

1. Une nouvelle Municipalité venait d’être élue, à la suite des troubles antisémites. Le rapporteur représenta que la convention du 27 novembre 1891 avait été désastreuse pour la Ville qui avait payé 10 millions de terrains d’une valeur de 5 et s’était chargée d’un emprunt écrasant ; les terrains ne se vendaient pas. Sur 31 hectares on n’avait vendu que 6.087 mq. (Arch. M., 12 juin 1898).

2. Arch. M., 1, 26, 30 décembre 1899, 11 janvier, 9 février, 6 mars 1900. Bien que le Conseil eût en majorité reconnu, le 11 janvier, que la convention avec la société comportait l'exécution des deux parties, sans quoi l’opération n’aurait plus de sens pour la Ville, il vota le 6 mars la livraison des terrains militaires moyennant leur prix d’achat et se démunit ainsi de toute garantie pour la réalisation de l’avenant. Il se contenta d’une mise en demeure, sous peine de déchéance, adressée à l’auteur du projet d’embellissement qui devait constituer une société,

comme préjudiciable aux finances de la Ville ; c’est ainsi que l’on envisageait la convention du 27 novembre 1891. Quant à la seconde partie, aucune société n’ayant pu être constituée, l’exécution en était ajournée.

Cette solution, qui livra à une société privée pour le prix d'achat, c’est-à-dire pour une somme que l’on jugerait dérisoire aujourd’hui, de magnifiques terrains couverts actuellement de grandes et belles constructions, fut, sans aucun doute, préjudiciable aux intérêts de la Ville ; elle se trouva privée d'avance de ressources qui lui auraient été très précieuses pour l’exécution de grands travaux d’édilités, tels que l’adduction des eaux, la réfection des égoûts, les constructions scolaires. Elle s’embel- Hit certainement de nouveaux quartiers, mais le quartier de la Préfecture, cloaque dangereux, subsista sans autre modification qu’un accroissement continu du nombre de ses habitants. On peut regretter que toute convention relative à la rétrocession des terrains militaires n’ait pas été subordonnée au moins à la réfection totale de cette partie de la ville ; on laissa échapper l’occasion de mener à bonne fin cette entreprise d’esthétique et d’assainissement dans des conditions financières dont se seraient alors accommodés le bugdet communal et les capitaux privés.

En 1896, Alger est une ville de 92.120 habitants, et Mustapha, qui ne tardera pas à lui être annexé, en compte 34.771 ; au total, plus de 120.000, c’est-à-dire un accroissement de 35.000 depuis 1880. Mais, comme nous l’avons vu !, la population européenne ne trouvant plus à se loger entre les murs de la ville-mère, se porte de plus en plus vers Bab-el-Oued et

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