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4. On avait fort heureusement renoncé à la construire sur les terrains de J’Esplanade où elle se fût trouvée dans une situation excentrique.
par leur situation dans cette région méridionale de l’ancienne ville, que le centre s'était désormais déplacé vers le Sud. En même temps et dans des conditions plus faciles s'élevait du côté du Nord le quartier de l’Esplanade, avec ses rues à arcades et son square central (Square Nelson). Deux grands boulevards militaires de 72 mètres d’ouverture, le boulevard Laferrière du côté du Sud et le boulevard Général Farre (boulevard Guillemin actuel) du côté du Nord, amorçaient la ceinture, le « ring » classique des anciennes villes fortifiées. I1 fallut les aménager, dans leur partie haute et jusqu'aux casemates, à l’image du boulevard Gambetta !, au moyen de paliers successifs et d’escaliers que les maisons eurent vite fait d’escalader. Ce ne fut pas sans difficulté pour la première de ces voies pittoresques, où l’on dut pour construire tailler dans le roc particulièrement résistant ? et procéder à un déblaiement d’un cubage énorme. L’autorité militaire consentit en 1905 à supprimer l’obstacle de la grille que le Conseil Supérieur de la défense avait exigée comme condition du dérasement partiel de la fortification ÿ : ainsi tombait le dernier vestige de l’ancienne séparation de la ville et de ses faubourgs, et cette mesure achevait de consacrer l’union d’Alger et de Mustapha, dont la réannexion venait d’être enfin proclamée par le décret
du 10 avril 1904.
1ANoIt p.527.
2. Ce sont les schistes durs injectés de granulite qui forment le ras Tafourah et les assises de l’ancien Fort Bab-Azoun (Voir la Carte géologique au 1: 50.000. Alger).
3. Arch. M., 29 décembre 1887, 8 mars 1889, 24 avril 4891, 12 juillet et 22 août 1905, 10 mars 1906. La décision ministérielle est datée du 2 décembre 1905.