‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 227 sur 465 · Idem, 10 juillet · texte numérisé non relu

Idem, 10 juillet

la rue de Lyon, qui aurait uni la rue Michelet Supérieure au quartier du Hammaï. On s’explique, dans ces conditions, l’empressement avec lequel le Conseil d'Alger accueillit en 1912 le premier plan d'ensemble destiné à apporter un peu d’ordre, d'hygiène et de coquetterie sur un site aussi bien doté par la nature et aussi dégradé par les hommes ?. Eug. de Redon, dont ie grand projet apparaissait comme de moins en moins réalisable, avait tourné ses vues vers Mustapha, et spécialement vers la plaine qui s'étend du Champ de manœuvre à la limite

1. Idem, 3 mai 1899. Rapport Jouve qui explique très clairement la situation de Mustapha. « La ville — il s’agit de Mustapha — s’accroît, dit l’auteur, plus rapidement que ses organes, sa population s’est quintuplée en 23 ans ; dans cette cité où les travaux privés précèdent les travaux publics, où parfois les rues sont tracées quand les maisons sont construites. toute rectification est devenue très onéreuse sinon impossible. » L'auteur considère comme nécessaires : 10 la création d’une piste moutonnière le long de la mer (cette piste est à peu près terminée aujourd’hui) ; 20 le prolongement du boulevard Thiers jusqu’à l’extrémité Nord du Champ de manœuvre {la cession à la Ville de ce terrain va en permettre l’exécution partielle, l’Arsenal restant encore l’obstacle interposé) ; 30 le lotissement du Parc à fourrages et de ses annexes (l’autorité militaire ne s’en est pas encore dessaisie) et l’achèvement du boulevard Bon Accueil (il aboutit encore à une espèce de cul-de-sac) et enfin la création d’une voie médiane entre le boulevard Bru et la rue de Lyon. Le tracé serait établi de manière à réunir la rue Michelet (cote 82) au chemin de Fontaine Bleue (cote 72), puis de là à flanc de coteau jusqu’au Jardin d’Essai, soit un développement de 1700 à 1900 m. L’auteur prévoit que ce chemin, traversant une zône verdoyante de 65 hectares, où aucun chemin carrossable n’existe encore, et dont les terrains de culture sont de faible valeur, amènera la formation d’une agglomération prospère. I s’agirait donc d'ouvrir au lotissement les propriétés Marès, Mahieddine, Lelegard. Cette tache de verdure dans le paysage des coteaux de Mustapha est une de celles qui sont aujourd’hui en réserve pour la construction.

2. Arch. M., 19 avril 1912. Rapport de Redon qui contient l'explication détaillée du plan. Celui-ci fut adopté dans cette séance, puis abandonné dans la suite.

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