‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 237 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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besoins d’une population de 100.000 habitants, par l'esprit d'économie qui invitait à utiliser, en les améliorant, les travaux d’adduction exécutés par eux, par une foi peu profonde dans le développement futur de la ville européenne, et aussi par des habitudes de résignation contractées dans des cités françaises aussi médiocrement pourvues que la capitale algérienne. En 1872, Alger n’était d’ailleurs, on ne doit pas l'oublier, qu’une ville de 48.000 habitants, comparable à cet égard à Besançon, et comme ville européenne, ses 38.000 habitants la plaçaient sensiblement au niveau d'Avignon. Mustapha, détaché de la commune en 1870, échappait à la sollicitude des édiles qui ne lui pardonnaient pas son émancipation.

Lorsque nous avons pris possession d’Alger en 1830, son alimentation en eau était assurée, indépendamment des puits, des citernes et de la maigre source de la Marine ?, par quatre aqueducs : 1° celui qui amenait par Bab-Azoun les eaux du Hamma, le plus important, le plus régulièrement pourvu ; 20 celui du Telemly, dont la prise d’eau était voisine du Palais d’été actuel et qui pénétrait par la Porte Neuve pour aboutir à un réservoir alimentant six fontaines ; 3° celui de l’Aïn- Zeboudja, le plus récent et le plus long, qui, partant de Ben- Aknoun, recueillait de nombreuses sources et cheminait en tunnel ou à ciel ouvert par les Tagarins jusqu’à la Casbah ; son débit, fort irrégulier, était dès cette époque gravement influencé par les maigres de la saison chaude. 4° enfin

1. E. Reclus. Geog. Univ. La France, 1877, p. 328 et 380. Alger en 1872 avait 48.208 habitants, Besançon, 49.400. On comptait à Alger : 38.389 Européens. Avignon avait 38.200 habitants.

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