Idem, 10 mai
3. Idem, 10 et 19 mai, 4 et 7 juin 1880. On ne parlait d’ailleurs à l’origine que de 1200 me à prendre dans la propriété Boensch, toute voisine de Maison- Carrée, sur les bords de l’Harrach. Pomel consulté avait confirmé l’origine artésienne de la nappe d’eau, alimentée par les infiltrations de la partie haute de la Mitidja.
4. Idem, 7 juin 1880 où le projet fut adopté ; du 4 décembre où l’on constatait l’achèvement des travaux le 31 octobre.
discussions, a fait éclore les propositions les plus variées, a recouru comme la précédente aux expédients temporaires et aucune ne s’est décidée à prendre un parti large, conçu pour un avenir lointain et fondé solidement sur les études — qui n’ont certes pas manqué — des géologues et des techniciens spécialistes. De là des digressions continuelles qui ont fait promener les vues ou les résolutions de l’Harrach à l'Atlas, à l'O. Kniss, à Mustapha et même jusqu’au Djurdjura, pour les ramener périodiquement et finalement à la Mitidja, depuis longtemps signalée comme la clef du problème.
Plus de trente années s’écoulèrent ainsi depuis la première utilisation des eaux de la propriété Boensch, sans qu’on arrivât à une solution définitive. En 1883, malgré l’appoint du réservoir de Kouba, les habitants d'Alger ne disposaient que de 36 litres par jour ! ; la Ville devait en effet fournir de l’eau à Mustapha, Birmandreïs et Kouba. Six projets se trouvaient
1. Arch. M., 24 avril 1883. Rapport de la commission des eaux. Le débit était passé cependant à 3.400 me (1882). Les six projets étaient : 1° celui de l'O. Mokta où les études et les travaux avaient été poursuivis ; il avait la faveur des Ponts et Chaussées qui doutaient que les eaux artésiennes de Baba Ali pussent fournir, avec 12 puits, 135 litres à la seconde ; 20 le projet Portier qui envisageait le captage de 20.000 mc à Baba Ali ; 30 la proposition Dessoliers de livrer 13.000 me de la propriété de Sainte Corinne ; 4° le projet Tramazaigues qui reprenait celui de l’ingénieur Aymard à Baba Ali ; 5° le projet analogue de Civrieux ; 60 la proposition de la Société générale des Eaux de Paris qui demandait une concession de 70 ans pour la fourniture de 20.000 me à prendre à Baba Ali et dans l’O. Mokta. Ce fut le dernier projet qui l’emporta ; mais la Préfecture insista pour l’examen de la proposition Dessoliers (14 mars 1884), et le 23 février 1885, le Conseil écarta le projet de la Compagnie par une décision de principe en vertu de laquelle il s’interdisait d’aliéner « la propriété des eaux actuelles ou futures » de la ville On décida par ailleurs d’arrêter les travaux du tunnel de Teffaha dès le 24 avril 1883.
en présence, dont quatre concernaient exclusivement les eaux artésiennes de la vallée de l'Harrach. On abandonna l'O. Mokta, non sans idée de retour ; les travaux du tunnel de Teffaha furent arrêtés, malgré l’avis des Ponts et Chaussées. L’attention se porta à la fois sur les eaux de Baba Ali! et sur l’achat de la propriété Boensch, où l’on escomptait après de nouveaux forages un débit journalier de 2.500 mètres cubes. Ün arrêté du Gouverneur Général en date du 27 septembre 1888 ? concéda à la Ville d'Alger 84 litres (à la seconde), à prélever sur les sources de Baba Ah. Mais lorsque, l’année suivante, un nouvel arrêté du 17 septembre prononça l’expropriation pour cause d'utilité publique de la propriété Boensch et que l’achat définitif eut été réalisé, on laissa tomber le projet d’adduction des eaux de Baba Al et la concession devint caduque par défaut d'utilisation. Sans doute avait-on cru résoudre sans ces ressources le problème de l’alimentation ; les prévisions, que l’on croyait optimistes étaient fondées sur le chiffre de 100.000 habitants ; or il fut dépassé dès 1891.
En 1895, on s’apercevait que la question des eaux restait entière %. La ville disposait journellement de 8.000 mètres
1. Idem, 9 novembre 1885 où l’on signala pour la première fois les eaux à la propriété de Richemond pouvant fournir 84 litres à la seconde. La concession fut demandée à l’État, le 4 décembre seulement ; l'Administration supérieure reconnut officiellement le droit de propriété de l’État. L'affaire traînait en longueur. Le Conseil décida le 31 janvier 1887 l’acquisition de la propriété Boensch, puis le 14 septembre 1888, la demande d’expropriation pour cause d'utilité publique.