‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 253 sur 465 · Dalloni, w. «., p · texte numérisé non relu

Dalloni, w. «., p

3. Projet Mario Vivarez (DT Lemaire. C. R. 1914-1921, p. 109 et 120).

sécurité faciles à comprendre. Ces eaux paraissent d’ailleurs dès maintenant appelées à une autre destination ; elles ont en effet attiré l’attention de plusieurs sociétés d’énergie électrique, dont une a déjà obtenu une concession 1,

On ne saurait nier les heureux résultats obtenus depuis 1912 ; mais on est obligé par contre d’en noter l'insuffisance. Il suffit de jeter un coup d’œil sur un tableau chronologique des quantités d’eau fournies à la ville d’Alger pour se rendre compte du progrès ?. En 1876, elle disposait journellement de 2.080 mètres cubes, en 1927 de 17.690, c’est-à-dire respectivement de 32 et de 78 litres par habitant. Mais s’il y a eu un appoint de plus de 4.000 mètres cubes depuis 1912, le quotient de répartition est loin de répondre aux besoins, tels que les calculent les urbanistes et les hygiénistes modernes. L’amélioration, de 1912 à 1927, n’est représentée que par un gain de 8 litres par habitants; c’est que, entre ces deux dates, la population s’est accrue de plus de 50.000 unités. On estime aujourd’hui que, sous un climat tempéré, une grande ville doit pouvoir disposer, pour tous les usages, d’un cubage d’eau calculé à raison de 200 litres par habitant ? ; à fortiori ce chiffre ne doit-il pas paraître exagéré dans un pays chaud où la consommation doit être prévue plus largement qu'ailleurs. Les habitudes de malpropreté d’une partie de la population européenne et indigène d’Alger ne sauraient

4. Il s’agit de la force motrice pouvant être fournie par l'O. Berd et 1. source Vauclusienne de Tala Aberkane, sur le versant ouest du Lella Khedidja (Dalloni, o. c., p. 41).

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