Idem, 25 juin
4. Arch. M. M., 23 juillet, 24 novembre 1890, 2 octobre 1893 et 26 février
5. Voir notamment le registre des procès-verbaux du Conseil de 1897. En 1898, la Municipalité présentait dans son programme de travaux à exécuter sur les fonds d’un emprunt la construction d’un réseau complet d’égouts (1er juillet 1898). Peu après, à la suite d’orages des 27 et 28 septembre (24 oct.) le quartier Julienne et celui de Belcourt étaient inondés ; les eaux dévalant du boulevard Bru avaient coupé les banquettes de talus, entraîné les trottoirs et la chaussée dans les rues de Bois-la-Reine, crevé les égouts, couvert les rues de Lyon et d'Alsace. Des dégâts importants étaient signalés dans d’autres quartiers de Mustapha.
474 L’'AMÉNGAEMENT DU SITE
voies improvisées des égouts et des branchements qu'ils livraient ensuite à la Ville ; les sections étaient presque toujours insuffisantes. Lorsque Mustapha a été réannexé, en 1904, on s’est trouvé ainsi en présence d’une situation déplorable . On peut dire sans exagération que, dans tous les quartiers de la périphérie nouvellement construits, le réseau était littéralement à refaire. Et la ville ne cessait de croître tous les jours !
Un arrêté du Conseil du 19 juillet 1904 institua une commission spéciale extra-municipale chargée d’étudier la question. À la vérité, il s’agissait avant tout d'empêcher l’infection des eaux voisines des quais par les déjections de la ville, en supprimant leur déversement au Nord de la rampe de l’'Amirauté, et surtout au Sud, dans l’arrière-port de l’Agha ? et sur les plages de Mustapha. Mais des accidents survenus à la suite de pluies torrentielles démontraient la nécessité d’un programme plus vaste. Dans la nuit du 26 au 27 mai 1905 %, les eaux dévalant des pentes du Fort l'Empereur inondaient le quartier situé en contrebas du Village d’Isly, c'est-à-dire tout à côté de l’artère principale de Mustapha, la rue Michelet ; on avait à déplorer des victimes là même et à Bab-el-Oued. En règle générale, chaque grande averse avait