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Tramways Algériens. Voir p

2. On peut estimer à plus de 4.000 voyageurs, dans chaque sens, le nombre des ouvriers, employés, écoliers, commerçants et fonctionnaires qui circulent à ces heures, où les tramways, pris d’assaut, sont surchargés d’une manière peu commune.

Bab-Azoun et Bab-el-Oued ; 2° ceux qui se sont développés entre la rue Michelet et le Telemly qu'ils ont d’ailleurs franchi ; 30 ceux qui du Champ de manœuvre et de Belcourt s’élèvent jusqu’au chemin des Crêtes. Or, pour les desservir, il n’y a que des voies décrivant des lacets, rampe Valée et Tournants Rovigo ; rue Michelet et boulevard Gallieni; rue Michelet, boulevard Bru, chemin de Fontaine Bleue et rue de Zââtcha. Deux nécessités s'imposent donc de plus en plus qui ne pourront être indéfiniment négligées.

Tout d’abord il faudra décongestionner l’agglomération dense d’Alger en détournant des voies les plus encombrées de la ville la roulage qui dessert le port ; comme il est difficile et coûteux d’ouvrir de nouvelles voies à travers le quartier de la Préfecture et de la Marine, du côté du Nord, c’est du côté du Sud que l’on doit attendre la solution. À l’exception de la route du littoral qui débouche dans Bab-el-Oued, toutes les autres peuvent déverser leur trafic par les rampes méridionales du port, pourvu qu’on les relie par des voies formant ceinture autour des régions les plus compactes en constructions et en peuplement. Le prolongement du boulevard Gallieni vers Mustapha Inférieur et l’Agha est destiné à cette fonction de dérivation ! ; ajoutons que la création de nouveaux bassins du port amènera l’ouverture de nouvelles rampes d’accès au Sud des anciennes et contribuera ainsi à dégager les voies encombrées de la ville.

4. Le service de la Voirie départementale étudie également d’autres voies carrossables ; l’une d’elles relierait la route d'El Biar (Tagarins) au boulevard Galliéni en suivant le pied de la falaise St-Raphaël, une autre unirait directement El Biar à Bab-el-Oued ; une troisième prolongerait le boulevard Bru jusqu’au Ruisseau. La ceinture d’Alger serait ainsi complète.

D’autre part, on ne saurait tarder à pourvoir Alger, dont la topographie impose désormais cet aménagement, de plusieurs funiculaires offrant un accès rapide aux quartiers construits sur les pentes des coteaux environnants. Entre la route nationale n° 1, de Laghouat par Mustapha Supérieur et la route départementale n° 5, de Blida par El Biar et Douera, se trouve toute une région haute d'Alger et de Mustapha surtout, dominée par le plateau d'El Biar. Or cette partie du site est précisément une de celles qui peuvent et doivent attirer le plus ceux qui recherchent l’abri des vents d'Ouest et du Nord, en hiver, en raison de leur exposition, et ceux qui, en été, veulent fuir le fond de la cuvette que forme la baïe entre l'Amirauté et le Champ de manœuvre. Ils y recueillent en effet les premiers rayons du soleil pendant la saison fraîche et l’altitude, entre la courbe de niveau de 50 mètres et celle de 200 mètres, leur confère, pendant la saison chaude, le privilège d’une température plus clémente :. En outre, on peut parfaitement concevoir que le plateau d’El Biar lui-même devienne la résidence ordinaire, et non point seulement estivale, de toute une population dont les occupations seront par ailleurs localisées à Alger ou à Mustapha, voire même à Bab-el-Oued. Or il faut, pour rendre la chose possible, des facilités de déplas cement plus grandes que ne peuvent les offrir des voitures ou des lignes de tramways serpentant le long des rampes à forte pente ; la fréquence des relations ne saurait être assurée que par le tracé le plus court, la ligne droite. Or seuls les funiculaires ou les systèmes analogues peuvent réaliser cette condition essentielle.

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Il était naturel qu’on y songeât pour Alger ; en fait, on y a songé d’assez bonne heure. En 1884, les Conseils municipaux d'Alger et de Mustapha donnèrent un avis favorable à un projet de funiculaire extra muros (Porte d’Isly ou de Constantine à El Biar) présenté par la Société Geffroy, Levenq et Compagnie et patronné par les Ponts et Chaussées 1, En 1886, un projet Sartor de chemin de fer à crémaillère, analogue au premizr, mais avec la rue d’Isly comme origine, est approuvé par le Conseil d'Alger, les Ponts et Chaussées et le Préfet ?. En 1887, le même auteur offre de construire un ascenseur, de la rue Molière, contiguë au Théâtre, au sommet du boulevard Gambetta ?. En 1893, le Conseil général soumet à la Ville un nouveau tracé de chemin de fer à crémaillère d'Alger à EI Biar, élaboré par M. Caze ; mais il est rejeté parce qu'il comporte des tunnels, ce qui privera les voyageurs des points de vue et du panorama *. En 1895, un groupe de propriétaires de la Bouzarea offre de construire un funiculaire d’Alger-Bab-el-Oued à Bouzarea, avec prolongement en ligne de tramway vers le Sahel d'El Biar 5. L'affaire est engagée, soumise aux conférences intercommunales. En 1896, le Compagnie de Fourvière-Ouest- Lyonnais propose un funiculaire continué par un tramway, pour unir la gare d’Alger à El Biar par le boulevard Gambetta, projet qui suscite un concurrent reprenant le projet Sartor

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