Tabl. de la sit., o. c., 1846-1849, p
2. Idem., 1851, p. 84-85. Voir aussi Jules Duval. L'Algérie. Tableau historique, descriptif et statistique, Paris, 1859, p. 117. L'auteur, à propos du recensement de 1853, fait observer que « la colonisation a attiré et réparti dans les campagnes les émigrants qui s’entassaient improductivement dans la ville ».
3. Bulletin officiel des actes du Gouvernement Général, t. XV, p. 78. Les résultats donnés comme étant les chiffres du 31 déc. 1854 sont en réalité ceux du 28 fév. 1853, ainsi que nous avons pu le reconnaître d’après les rapports du Préfet au Gouverneur Général sur le recensement (15 avril 1853) (Arch. Nat. F80 708). Les résultats concordent avec ceux que donne J. Duval (0. c., p. 117). Il est difficile de faire état des chiffres fournis par les Tableaux de la Situation pour 1854 et 1855 sous la rubrique « population urbaine de la commune d’Alger ».
d'Alger. Or, en 1853, la population européenne de la capitale n’est plus que de 24.913 habitants.
En 1856, on constate un relèvement t. Il ne semble pas que le choléra de 1854-55, qui fit en somme peu de victimes à Alger, ait eu d'autre effet que d’écarter momentanément de la ville quelques immigrants français ou étrangers ?. Plus graves ont été certainement les crises qu’Alger, comme l'Algérie entière, a traversées de 1856 à 1871. Car la solidarité de ses intérêts avec ceux de l’agriculture et de la colonisation s’est affirmée de plus en plus; désormais sa prospérité dépend d’autres circonstances que l’importance numérique de sa garnison, les préparatifs d’une expédition ou l’agiotage sur les terrains à bâtir. Elle est étroitement hiée à celle de son marché et de son port. Or les récoltes des années 1856 à 1860 ont été mauvaises $. La visite de l'Empereur, l’ouverture des grands travaux du boulevard de l’Impératrice et la construction des chemins de fer attirant une main d'œuvre importante dont Alger profita, firent renaître quelque espoir d’une reprise des affaires. Mais les calamités de 1866 et 1867, sauterelles, choléra, famine 4, amenèrent une nouvelle crise que les événements de 1870-71 ont prolongé. Sans avoir recours à des subtilités, on peut facilement trouver les traces de cette situation trouble dans les chiffres des recensements. Entre 1858 et 1861, la population européenne d’Alger a diminué ; en 1866, on note
1. Tabl. de la sit., o. c., 1856-1858. Alger avec Bab-el-Oued compte 27.360 Européens.
2. Arch. Nat. F80 660 et 661. L'état civil a enregistré à Alger pour l’année 1954, 328 décès de cholériques.