‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 305 sur 465 · Voir p. 513, note · texte numérisé non relu

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2. Edm. Sergent et L. Parrot. L’acclimatement en Algérie.(Comptes-rendus de l’Académie des Sciences coloniales, t. VIII, 1926-1927).

3. Ch. Desprez. L'hiver à Alger. Alger, 3€ éd., 1863, p. 65. La description se rapporte à l’année 1860.

4. Ch. Jourdan. Croquis Algériens. Paris, 1880, p. 9 et E. Fromentin. Une année dans le Sahel. 102 éd. Paris, 1903, p. 184-194.

des nègres, l’Aïd et foûl (fête des fèves) n’avait pu rassembler que 30 nègres et négresses, et il rappelait avec des regrets les descriptions brillantes de la même cérémonie. Aujourd’hui on ne voit plus d'enfants noirs dans les rues d’Alger. Une enquête personnelle! nous permet d’évaluer le nombre total des nègres à 150, chiffre maximum. La plupart ne sont pas fixés dans la ville. Ce sont des gens de Ouargla et de Berrian, Ghardaia, Beni-Isguen, c’est-à-dire du Mzab. Ils viennent à Alger pour y travailler deux ou trois ans et retournent dans leur pays où ils ont généralement laissé leurs familles, leurs femmes et leurs enfants. Ils sont employés au service du nettoiement, quelques-uns sont égorgeurs à l’abattoir, d’autres sont coltineurs sur les quais ou dans les manufactures de tabacs.

Quant aux Musulmans étrangers, les Marocains en constituent la grande majorité. Les chiffres varient du reste d’une manière assez capricieuse d’un recensement à l’autre ?. Les événements de guerre du Maroc et surtout l’exode vers les centres industriels de la France expliquent la diminution constatée en 1926. Les manipulations du charbon et du minerai de fer sur les quais et les chalands du port sont depuis longtemps la principale occupation de ces travailleurs ; les vieux quartiers de l’ancienne ville sont tout naturellement leur gîte.

1. Le Service municipal du balayage, auquel nous nous sommes adressé, est en partie assuré par des nègres.

2. Indigènes Mus. étrangers. — En 1901, 382 dont 285 Marocains ; en 1906, 1.128 dont 748 Mar ; en 1911, 854 dont 618 Mar ; en 1921, 1.053 (seul chiffre donné) ; en 1926, 544 dont 473 Marocains.

Par cette revue des divers éléments de la population indigène d'Alger, on peut se faire une idée de lattraction qu'il exerce sur les tribus de l’intérieur. Laghouat et Ghardaia, les Zibans et Ouargla au Sud, Teniet-el-Had, Orléansville et Ténès à l’Ouest, les Portes de fer, le Guergour et Djidjelli à l'Est paraissent définir assez bien cette aire. En parcourant les documents détaillés des recensements, on est frappé de voir, abstraction faite des populations spéciales que nous avons étudiées à part, combien de Musulmans habitant Alger sont originaires d’autres centres, des arrondissements d’Orléansville, de Miliana, de Médéa, des communes d’Aumale, d’Aïn-Bessem, de Tablat, de Sidi Aïssa. On en est amené à conclure qu’à l'heure actuelle la population indigène d’Alger est en majorité composée d'individus étrangers à la ville par leur lieu de naissance. Les descendants des vieilles familles affirment qu’elle s’est à peu près complètement renouvelée depuis la conquête.

Considérée dans sa totalité, elle est installée principalement dans les trois arrondissements de la vieille ville et dans les quartiers de Belcourt et du Hamma (7€ arrondissement). Dans l’ancien Alger des Turcs, les Musulmans représentent, en 1926, 51 % de la population totale ! ; la proportion s’élève, comme nous l’avons vu ?, à 80 % dans la haute ville. D’autre part 78 % de la population musulmane d’Alger sont rassemblés dans la ville de 1830 3. A Mustapha, le 7€ arrondissement

4. 43.274 sur 87.589 habitants — dans le deuxième arrondissement, 32.625 sur 40.593 habitants.

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