‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 307 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. Tableau de la situation, o. c. (fév. 1838, p. 300) qui donne pour les Israëlites la répartition suivante par quartiers :

Pyramides... 216 Socgemah.. 1225 Faubourg Bab-Azoun.. 0

Casbah..... 287 Nemours... 2067 Faubourg Bab-el-Oued. #4 Porte Neuve 1729 Consuls.... 537

tion est établi au centre de l’ancienne ville, à mi-hauteur entre la ligne des rues Bab-Azoun, Bab-el-Oued et celle des rues Randon et Marengo actuelles ; sur 6.055 individus recensés, il y en a là 5.021. Le reste est partagé presque à égalité entre la Casbah et le quartier des Consuls (ou de la Marine). Un plan partiel d’alignement présenté en 1850 ?* comporte la construction de la Grande Synagogue sur l’emplacement qu’elle occupe aujourd'hui, place Randon ; tout à côté il en existe déjà une dans la rue Caton. La liste électorale dressée pour les élections municipales, en octobre 1871 ?, indique en effet une nouvelle répartition. Sur 1.369 électeurs Israëlites, on en compte 641 au-dessus de la place de la Lyre et de la rue Randon, et 658 au-dessous. Il n’y en a encore que 8 entre la rue Bab-Azoun et les quais ; mais 62 sont établis comme commerçants ou comme employés dans le quartier d’Isly. La population juive a donc débordé sur la nouvelle ville européenne ; mais le percement de la rue de la Lyre a contribué à fixer le centre du commerce israëlite dans la région qui, dès cette époque, était considérée comme le quartier juif d'Alger. Cette dernière rue et la rue Randon figurent sur la liste de 1871 pour 113 électeurs. À Mustapha, lors du recensement de 1872, on ne trouve que 32 Israëlites ; en revanche de l’autre côté, ils sont 221 à St-Eugène, qui est devenu leur séjour de plaisance.

Il faut sauter jusqu’au dénombrement de 1921 pour retrouver des renseignements précis. Dans l’intervalle, nous pouvons

4. Arch. M.,S. du 19 oct. 1850. Les immeubles à détruire furent achetés en 1849 à des Israëlites. (Arch. Nat., F 80 registre n° 1837. Sommier de consistance des immeubles domaniaux, 1852).

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