Bib. Mun., Alger, G
toutefois constater des progrès numériques importants à Mustapha. Ils se poursuivent d’un recensement à l’autre, avec un arrêt, et même un recul entre 1891 et 1901, mais avec une reprise très-accentuée depuis cette date. [Il s’est même constitué une petite communauté qui a sa synagogue (Belcourt). Du côté opposé, à St-Eugène, après une progression qui atteint son maximum en 1896, on observe, à partir de cette date, un mouvement de sens contraire ? ; c’est qu’une force nouvelle d'attraction en a ramené une partie sur Alger.
L’éxamen du dénombrement de 1921 conduit à des constatations intéressantes. Le centre de la vieille ville, tel que nous l’avons défini plus haut, est bien resté jusqu’à nos jours un noyau important de la population juive d’Alger, qui y compte 7.100 individus %. Mais tout d’abord ce chiffre ne témoigne pas d’un accroissement bien considérable depuis 1838, surtout si l’on admet que dans les recensements du début il y a eu sous-estimation. En second lieu, la proportion par rapport au total est singulièrement changée ; elle est descendue de 82 à 41 %. Celle que l’on relève pour la haute ville de la Casbah (9 %) 4 est simplement l’indice d’un peuplement qui s’est poursuivi entre des dates déjà éloignées ;
1, Population israëlite de Mustapha, de 1872 à 1926 :
18727 FT 0M5 21h; 1886.... 258 h. 1901827480) 49267" 2417291b; HOT See 6 EHESS LIEN GE 19061587 1881.... 123 (SIGNE) 1924771125
2. Population israëlite de St Eugène de 1872 à 1926 : 18722022 1"h; 1886.... 643 h. LIO0MMAEEM 582 Dh 497217 2A9% 1876.... 238 189417 PrEH0109 1906... 548 1926.. 380 ASSAEPCEMEl2 1896... 664% 19110 008567
3. Exactement 7.105 sur 17.053 Israëlites d’Alger-Mustapha. 424,573 surs7:093:
mais par ailleurs on soupçonne qu'après un afflux indéniable, il y a eu émigration partielle. La population israëlite de ces quartiers tend évidemment à suivre un mouvement général de descente qui est une des caractéristiques des déplacements de cet élément sur le site du vieil Alger. Il y en a des preuves : 18 rues et impasses qui aujourd’hui ne renferment plus un seul Israëlite ont fourni, en 1871, 173 électeurs ! ; dans deux autres, où l’on relevait alors 45 électeurs, on ne trouve plus en 4921 que 29 habitants Israëlites ?. Par contre les quartiers les plus bas de la vieille ville ont été partiellement réoccupés ; les rues commerçantes de Bab-Azoun et de Bab-el-Oued et les voies adjacentes ont tout naturellement exercé une attraction plus forte que le quartier de la Marine, ce qui explique que la proportion se soit maintenue à 8 0/5. Ainsi 58 % de la population israëlite d'Alger sont, en 1921, cantonnés sur l'emplacement de la cité de 1830, mais avec une distribution différente dans laquelle on discerne la préoccupation de s'installer le long des rues marchandes et dans les immeubles construits pour le commerce et le logement de la bourgeoisie européenne au cours des quarante premières années qui ont suivi notre arrivée. Les résultats du recensement de 1926 confirment ce dernier fait, notamment pour le quartier défini
1. Rues d’Anfreville, d’Albuqerque, Alkermimout, des Abdérames, Barberousse, de la Bombe, Caton, Desaix, du Diable, Kléber, du Nil, Sidi Abdallah, Sidi Ramdan, Rempart Médée, Tombouctou et les impasses Farina Selim et d’'Utique.