‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 309 sur 465 · Rues Bleue et de la Grenade. En 1926 il y en a · texte numérisé non relu

Rues Bleue et de la Grenade. En 1926 il y en a

3. 1.500 sur 17.053. En 1838 il y a dans cette région 537 habitants israëlites sur un total de 5.065. Le quartier des Consuls ou de la Marine qui les abritait n’a évidemment reçu qu’un faible appoint. La différence des chiffres vient du peuplement des rues Bab-Azoun, Jules Ferry, etc.

par la rue Bab-Azoun et le quai. La population israëlite de la haute ville s’y révèle en voie de diminution ?, à l'inverse de la région basse où elle collabore à la congestion ?.

Un des faits les plus caractéristiques des vingt dernières années est le débordement de cette population sur la région extérieure à la vieille ville, du côté du Nord. Le quartier neuf de l’Esplanade comptait en 1926 plus de 1.000 Israëlites 4. Bab-el-Oued a reçu un apport autrement considérable. Ils y étaient 4 en 1838, 872 en 1901, 1372 en 1906, 3.457 en 1921 ; en 1926 on en trouve 4.760. Ils peuplent fortement toutes les rues nouvellement percées au-delà de l’enceinte de 1840, où ils ont placé dans la construction des capitaux considérables. En 1921, 25 % de la population totale des Israëlites d’Alger étaient ainsi établis dans ces deux parties de la ville ; en 1926, le pourcentage est monté à 26.

Non moins intéressante est la proportion croissante que l’on observe au Sud de la vieille ville, dans le quartier d’Isly et à Mustapha, 17 % en 1921, 18 % en 19265. Mustapha attire de plus en plus l’élément riche qui trouve là aussi l'emploi de ses capitaux dans la construction. Et ainsi en totalisant tous ces résultats, on constate en 1926 que 44 % de la population israëlite d'Alger habitent en dehors de l’enceinte de 1830. La portion la plus pauvre reste cantonnée là

1. 413 en 1921, 622 en 1926. Dans la rue Bab Azoun, les chiffres respectifs sont de 91 et 216, dans la rue Jules Ferry, de 138 et 225.

Page 1