EN
Mais. Franc. Etrang. Indig. Mais. Franç. Etrang. Indig.
El Biar (ville)... 142 4.177 358 198 143 1.249 344 250 St-Raphael..... 7 295 69 66 83 397 67 42 Birirananser 112 466 719 109 218 609 136 561 Frais-Vallon.... 69 295 71 68 95 519 161 165 Aut. sections ... 258 1,298 264 681 323 2.292 401 762
Totaux... 652 3.031 841 1.192 862 H060MT 2212780 Dont pour la pop.
éparse 490 2.354 483 994 709 2.817 785 1.530
de voies de communications nouvelles, dans l’éventail dont la poignée serait El Biar et les deux branches extrêmes les deux belles routes du Frais Vallon et du boulevard Maréchal Gallieni.
Sur la nature de la population on peut faire quelques remarques. Les Européens constituent une importante majorité, tant à El Biar même que dans les écarts ; à El Biar, ils sont 1.626 sur une population totale de 1.876, dans les écarts 3.082 sur 5.112, au total 5.208 sur 6.988. Mais les deux éléments prépondérants sont, pour la commune entière, l’élément français (4.066) et l’élément musulman (1.772) ; les étrangers ne sont que 1.142. Plus de la moitié des nationaux Français est concentrée à El Biar et dans les sections de Birtraria- Casablanca, de Saint-Raphaël et de la Colonne Voirol qui se sont peuplées de citadins d'Alger en quête de fraîcheur, de points de vue et de commodités de logement. Quant aux Indigènes, peu nombreux dans les régions des belles villas de Saint-Raphaël et de la Colonne Voirol, on les trouve répandus par ailleurs un peu partout, avec un groupement assez important dans la section de Birtraria. On n’est pas étonné de constater une majorité de Kabyles attirés par les travaux de l’agriculture. Les étrangers sont représentés par une minorité riche, où les Anglais ont cessé cependant d’avoir la prédo-
1. Population indigène de la commune d’El Biar de 1856 à 1926.
ACL MNIE 76 T5 TSI 270060022192 6254780
On remarquera une progression, entre 1906 et 1926, analogue à celle que
dénotent les dénombrements de la commune de Saint-Eugène. Par ailleurs nous comptons en 1926 au moins 953 Kabyles sur 1.780. Dans la section de Saint-Raphaël, il n’y a que 42 Indigènes sur 506 habitants, dans celle de la Colonne Voirol, 54 sur 269.
minance qui les distinguait, il y a une quarantaine d’années t, puis par une majorité d'Espagnols, cultivateurs avant tout et jardiniers 2. Les Italiens et quelques Suisses du Tessin se retrouvent comme maçons et ouvriers divers.
El Biar conserve en définitive la physionomie qu'il avait dès les premiers temps de notre occupation : beaucoup de propriétés de plaisance, beaucoup de villas d'agrément, avec cette nuance toutefois, qu’on ne saurait négliger, que de plus en plus toute une population issue d'Alger en fait sa résidence fixe. Les conditions climatiques, particulièrement favorables à l’estivage , y contribuent pour une large mesure ; mais d’autres raisons viennent s’y ajouter, telles que le surpeuplement d’une partie de la capitale et la crise du logement. Plus qu'ailleurs l’établissement d’un ou de deux funiculaires précipiterait ce mouvement.
Birmandreis est situé, à 115 mètres, derrière les coteaux de Mustapha, au fond et au coude du ravin de l’Oued Kniss ; un petit col, au Nord, permet de communiquer avec la plaine
1. Lefèvre-Paul, o. c. (Les villas mauresques modernes). L’auteur signale l’œuvre accomplie par un architecte anglais, M. Bucknall, qui aidé de M. Vidal, d'El Biar, a restauré d’anciennes maisons de campagnes mauresques et en a construit d’autres dans le même style. Sur les Anglais à El Biar, voir aussi
Ch. Jourdan (0. c., p. 164-165).