‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 329 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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de Mustapha. Une fontaine et un café maure, célèbres ? parmi les Indigènes, étaient les seules raisons d’être d’une dénomination spéciale, jusqu’au jour où, en 1843 ?, fut achevée la nouvelle route d’Alger à Blida et Médea par Birmandreis et Birkadem qui devint la route royale n° 1 et prit la place de celle de Douera-Blida. On ne songerait pas à en parler ici si un fait important n’était venu dans les toutes dernières années accroître d’une manière inattendue sa popuplation agglomérée. De 511 habitants en 1911, elle est en effet passée à 1906 en 1921. et à 3.082 en 1926. La population d'Alger a débordé, de part et d’autre du Bois de Boulogne sur le territoire de la commune voisine, et deux agglomérations, divergentes d’ailleurs, se sont constituées, celle de la Colonne Voirol5 qui s'étend vers Hydra et celle de la Redoute qui descend vers Birmandreis même. Les progrès rapides de ces deux quartiers — on peut les dénommer ainsi — sont attestés par la comparaison des recensements de 1921 et 19264. Le gain total, en cinq ans, a été de 887 habitants, et grâce à cet appoint, la population

1. Le nom de Birmandreis est une contraction de Bir Mourad Reïs, le « puits du reïs Mourad ».

2. Tabl. de la sit., o. c., 1842, p. 119. L’ancienne route devint la route provinciale n° 5 d’Alger à Blida. Voir la carte au 1 : 50.000 d’Alger et ses environs. La révision de 1864 a consacré sur cette carte le nouveau classement ; la route impériale n° 1 est devenue d’ailleurs route d'Alger à Laghouat, ce qu’elle est encore de nos jours.

3. Sans parler du développement des constructions au point de contact des communes d’Alger, d’El Biar et de Birmandreis, de nouveaux lotissements ont été faits dans le voisinage d'Hydra et un pont en ciment armé enjambe le ravin qui descend vers Birmandreis. Il facilite l’accès des terrains à construire. Sur le quartier de la Redoute voir p. 430.

4. Population agglomérée de la commune de Birmandreis en 1921 et en

considérée comme agglomérée de la commune entière a augmenté de 2.571 habitants depuis 1911 (de 511 à 3.082 habitants).

Kouba est, à l’inverse des autres centres dont nous avons parlé, une création officielle, le deuxième village de colonisation en date (1832), où d’ailleurs le lot des colons embrigadés a cédé la place, en 1836, à des colons libres d’origine française!. Mais l’agglomération actuelle s’est constituée, vers 1856 ?, non plus sur le versant méridional des coteaux, où se trouvait le Vieux Kouba, mais sur le plateau qui les couronne ; peu à peu elle a travaillé à se souder à la commune d’Alger et au quartier du Ruisseau, surtout depuis l’établissement de la ligne de tramways électriques # qui a contribué grandement à faire du nouveau Kouba un lieu de villégiature particulière-

1921 1926 Mais. Franc. Etrang. Indig. Tot. Mais. Franc. Etrang. Indig. Tot.

Birmandreis-centre. 66 ds 416% 43 411 89 4012252205 700:

Colonne Voirol..... ‘74 350 138 77 565 116 445 4198 212 8955 Redoute". 216 607 177 146 930 313 998-333" 196 1:527 Totaux. 356 1.192 448 226 1.906 518 1.816 653 613 3.082

Pop. totale de la commune : 1921 : 3.360 habit. 19264: 4305.

1. Emile Violard. Les villages algériens, 1, p. 6-8. L'auteur a résumé l’histoire de ce centre.

2. En 1855 Barbier, (0. c. p. 99) parle de « quelques masures délabrées », reste du vieux Kouba et de l’ancien camp des « Zephirs » concédé à l’évêque: d'Alger pour l'établissement du Séminaire alors en construction. Duval, en 1859 (0. c., p. 140) relate les mêmes faits et note que « de bonne heure », de: superbes maisons de campagne se sont établies sur le versant de la baie.

3. La section du Ruisseau à Kouba fut mise en service le 11 novembre

ment agréable. L'influence de la route 1, les excellentes conditions climatiques de l'été ?, le charme du site, l’admirable panorama qui se déroule d’un côté sur la baie d’Alger et de l’autre sur l'Atlas et la Mitidja, expliquent la faveur dont cette banlieue n’a cessé de jouir depuis quelques années. Près de la moitié de la population communale est aujourd’hui rassemblée au village de Kouba et sur le versant Nord jusqu’au Ruisseau ÿ. L'élément français prédomine, grâce aux naturalisations “, les Espagnols représentent la majorité de l’élément ment étranger. Quant aux Indigènes musulmans, on ne peut manquer d’être frappé de leurs progrès numériques dans les vingt dernières années 5. En 1901, ils étaient 537 dans la commune, ils sont aujourd’hui plus de 2.500 (2.663 en 1926). La majorité travaille dans les fermes ; les Kabyles se retrouvent ici aussi de plus en plus nombreux. Mais la présence de quelques usines au Ruisseau et le voisinage de Hussein-Dey

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