Population de Kouba-centre et du Ruisseau en
Français Espagnols Itaiiens Autres Indigènes Total
— = — = mé Kouba-centre. 772 162 7 5) 245 1.191 Ruisseau..... 639 140 £& 7 540 1.370
5. Population indigène de la commune de Kouba de 1856 à 1926 :
1856.. 270 1876.. 367 1891.. 394 190622 0071921926 137 2:663 1866.. 351 1881.. 343 1896.. 610 HOME O1 1872.. 358 1886.. 410 1901... 537 1921.. 1602
On signale que de nombreux Kabyles qui venaient jadis seuls et temporairement ont installé leurs familles à demeure sur le territoire de la commune.
en ont attiré aussi de ce côté un contingent assez 1mpor-
tant.
Aucun des centres étudiés jusqu'ici n’est redevable de son développement à l’industrie ; il n’en est pas de même de Hussein-Dey, qui lui doit d’être, sans interruption, le prolongement du faubourg algérois de Belcourt et lui devra sans doute, dans un avenir prochain, d’être soudé avec l’agglomération de Maison-Carrée.
Le village qui est devenu ville aujourd’hui a été officiellement consacré comme tel en 18451. Un camp de cavalerie, installé à côté de l’ancienne maison de campagne du Dey Hussein, sur le bord de la route d’Alger à « la Maison-Carrée », avait attiré quelques mercantis et quelques tenanciers de guinguettes, auxquels se joignit d’ailleurs une population plus intéressante de jardiniers Mahonnais ?. Cependant l’agglomération ne comprenait encore, en 1856, que 312 Européens contre 788 épars sur le territoire. Entre cette date et 18663, elle
1. Arrêté du 25 mai 1845. Voir L. Piesse (0. e., 1879) qui le définit ainsi : « Une agglomération de villas, d'usines, de fermes, de maisons de jardiniers et de guinguettes ».
2. En 1855, Barbier (0. c., p. 102) note que sur la route il n’y a guère que des maraîchers mahonnais. « Les légumes de Hussein-Dey sont très estimés, non seulement à Alger, mais encore en France ; aussi voit-on à Paris chez Chevet des artichauts et des petits pois d’Hussein-Dey ». Il signale l’ancien quartier de cavalerie (voir Tabl. de la sit., 1840, p. 479) devenu le Magasin des Tabacs. Les villas de Hussein-Dey sont, dit-il, très recherchées. J. Duval (o. c., p. 145), en 1859, insiste aussi sur l’importance des cultures maraîchères. Au début et avant que le village fût créé, on y récoltait des fourrages (Tabl. de la sit., 1838, p. 149). En 1838, Hussein-Dey qui ne compte sur son territoire que 433 habitants dont 94 Européens en a fourni 6.000 quintaux.
3. Population agglomérée et éparse de Hussein-Dey de 1851 à 1926 :
dépassa le millier, se maintint stationnaire, tout comme nous l’avons observé ailleurs, jusqu’à 1872, pour croître bientôt, dépasser 2.000 habitants entre 1886 et 1891, 3.000 entre 1896 et 1901, et monter sans arrêt jusqu’au chiffre de 7.553 qu’elle a atteint en 1926. Ainsi dans les vingt dernières années, le nombre a plus que doublé.
S1 l’établissement d’une forte garnison dans la localité et aux alentours immédiats n’a certainement pas été étranger à la vitalité dont elle a fait preuve !, elle la doit principalement aux industries variées qui y ont élu domicile. Dès 1879, on y signalait, à côté de l’Entrepôt principal des Tabacs destinés à la Régie française, une importante minoterie et une fabrique de ciments ?. À ces usines, qui se sont elles-mêmes développées, d’autres sont venues s’ajouter dans les trente dernières années, industries de la construction mécanique, de l’énergie électrique, de la fabrication de la glace, de la chaudronnerie, de la tonnellerie, et un assez grand nombre d’ateliers plus modestes, qui ont attiré et fixé une population ouvrière européenne et indigène, sans que la culture maraîchère, refoulée cependant, ait abandonné complètement le terrain.
A E À E À E 1851. 120 (Eur.) 738 1886.. 1.843 1.266 1911.. 4.310, 2.399 1856... 312 788 1891.. 2.302 1.460 1921... 6-270-1.604 1866.. 1.170 (tot). 668 1896.. 2.777 1.480 1926.. 7.553 2.523 TPS GPA 773 4901... 3.459. 2:719 1881.. 1.429 1.209 1906.. 3.503 2.213
1. Nous voulons parler non point de l’ancien camp des chasseurs d'Afrique qui ne dura que quelques années, mais de la garnison établie en 1899. La population militaire comptée à part était en 1901, de 584, en 1906, de 623, en 1911, de 1.115, en 1921 de 1.753, en 1926 de 2.066.
2. L. Piesse (0. c.) signale la minoterie Narbonne devenue une vaste usine et les établissements Pavin de Lafarge.
De l'examen des dénombrements quinquennaux ressortent quelques faits notables. En premier lieu, l’écart numérique entre la population agglomérée et la population éparse de la commune n’a cessé de grandir, depuis 1901 surtout, au profit de la première. De 842 unités, il est passé en 1926 à 5.030. Aucun des centres de la banlieue attenant à Alger ne peut à cet égard lui être comparé. Saint Eugène est la seule commune où la population agglomérée soit supérieure à l’autre ; or cette dernière représente encore 50 % de la première t, tandis qu’à Hussein-Dey, la proportion n'est plus que de 36 0/5, bien que la superficie du territoire communal dépasse celle de Saint-Eugène, (1.354 hectares contre 1.018). Au fur et à mesure que la petite ville se formait, le proportion diminuait comme de juste ; quelques chiffres montrent nettement q'il s’agit d’un fait récent. En 1881, la population éparse égalait 86% de la population agglomérée, en 1901, 78 % seulement, en 1911, 55 %, en 1921, 39 % et en 1926, 36 %.
On peut noter en second lieu l'importance toute particulière des éléments d’origine européenne étrangère. En 1906?, le groupe des naturalisés et étrangers représente 65 % de la population européenne, en 1911, 66 %, en 1921, 68, 2 % et à