‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 334 sur 465 · Il y avait en effet, en 1926, 32 commerçants Mozabites · texte numérisé non relu

Il y avait en effet, en 1926, 32 commerçants Mozabites

2. Maison Carrée est en effet la gare de bifurcation de la ligne Alger-Oran et de la ligne Alger-Constantine sur laquelle s’embranchent toutes celles de l'Est, et notamment celles de la Kabylie. Là bifurquent également la route de Constantine, celle d’Aumale-Bou Sââda par l’Arba et Tablat et d’autres moins importantes. Maison Carrée est reliée à Alger par une ligne de tramway électriques que prolonge le réseau à vapeur des C. F. R. A. sur Aïn Taya et sur Rovigo. C’est enfin une halte sur de nombreuses lignes d’autobus que les: Indigènes affectionnent particulièrement.

1926, dépassent 65 % de l’accroissement total de la banlieue.

C’est donc la banlieue de l'Est et du Sud-Est qui a pris le plus grand développement. La population des quatre centres désignés ci-dessus figurait en 1881 pour 49 % dans le total de la population agglomérée ; en 1901, pour 64 %, en 1911 pour 66 %, en 1926 pour 77 % 1. Ce fait est en relation avec la croissance d’Alger dans les mêmes directions, avec la présence dans cette région des routes principales de l’intérieur, avec la spécialisation industrielle qui la distingue définitivement. La région Ouest et Nord-Ouest, avec El Biar, Bouzaréa, Saint- Eugène et Pointe Pescade, exerce une attraction d’un autre genre, pour les qualités de son climat et pour l’agrément de ses sites. Elle tend d’ailleurs, comme nous l’avons vu à changer de caractère : la villégiature d’été se transforme en séjour permanent. Par ailleurs 1l faut bien reconnaître que cette région bénéficierait de sa position qui la rapproche beaucoup plus du centre des affaires de la capitale, si l’on se décidait à doter les hauteurs de Mustapha, d'Alger et de Saint-Eugène de ces funiculaires depuis si longtemps réclamés. Les faubourgs industriels, comme ceux de l’Est écartent évidemment toute une catégorie de la population qui donnera toujours la préférence aux quartiers dépourvus d’usines.

Il est un dernier fait que l’on ne saurait manquer de souligner. La région Est exerce sur la population européenne étrangère

4. Population totale agglomérée des communes de Birmandreis, Kouba, Hussein-Dey et Maison Carrée de 1881 à 1926 :

ASIE RER 3.444h. (pop. totale de la banlieue: 5.718 h.) TAUPE 8.958 { idem : 143.880 ) LONAPPEEET 12.246 { idem 116-507)

Pan 23.355 ( idem : 30.207

et sur la population indigène une attraction qu’expliquent les ressources offertes par elle à la main d'œuvre ouvrière. C’est là, dans la banlieue d’Alger, que les étrangers sont le plus nombreux ; en 1921 on en comptait 4.238 contre 1.017 dans l’autre région, 3.577 en 1926 contre 1.435. Mais l’élément musulman y progresse de plus en plus dans des proportions qui ne sont atteintes nulle part ailleurs, même dans l’intérieur de la grande ville. En vingt ans, de 1906 à 1926, le nombre des Indigènes a presque quintuplé dans la région Est, alors que dans l’autre il n’a même pas doublé t ; le mouvement s’est notablement précipité dans les cinq dernières années. Maison-Carrée est le centre où ils sont dans la plus forte proportion ; c’est la porte d’entrée naturelle par laquelle ils filtrent peu à peu vers Alger ; n’est-ce pas là précisément qu’aboutissent les routes des deux Kabylies vers la capitale ?

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