‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 337 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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blocs artificiels en béton, de 10 mètres cubes, coulés dans des caisses. Il avait pris soin d’aller organiser lui-même les chantiers où l’on tamisait la pouzzolane, au lieu d’origine, la carrière de Saint-Paul à Rome. Cet ingénieur de haute valeur, qui devait conserver la direction des travaux hydrauliques jusqu’en 1846, mérite d’être considéré comme un créateur 1. C’est lui qui a rendu possible la construction d’ouvrages, formidables pour l’époque, nécessitant des fondations à plus de 20 mètres de profondeur, qui a conçu dans le menu détail et réalisé tout un matériel parfaitement approprié à toutes les phases de l’exécution ?. Il trouva un auxiliaire précieux en la personne du savant professeur Aimé ?, un des précurseurs de l’océanographie française, dont la belle étude sur les mouvements moléculaires des vagues lui fournit de très utiles indications.

La catastrophe du 11 février 1835 4, survenue à la suite d’un violent coup de vent du Nord, démontra la nécessité de prendre au plus tôt une décision pour agrandir le port, pour le mieux couvrir ou pour en construire un autre. Le nombre des

4. Arch. D. F., cart. 7, n° 2. Port d’Alger. Michel Chevalier lui rendit hommage dans un long article du Journal des Débats (18 juin 1842). Il y signalait son Mémoire sur les travaux à la mer, comprenant l'historique des travaux exécutés au port d'Alger et l’exposé complet et détaillé d’un système de fondation à la mer au moyen de blocs de béton ». (2 vol. Paris, 1841).

2. Ce matériel est décrit, avec des planches, dans la notice de Trèves (0. c., p. 570 et suivantes).

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