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&. À. Bérard. Description nautique des côtes de l’ Algérie (0. c., p. 63). 18 bâtiments furent broyés sur la côte à côté du port et dans le port même, 5 eurent de graves avaries. Le peintre de marine Morel Fatio en a fait le sujet de son tableau « Un coup de vent à Alger », (Musée d’Alger).
navires augmentait et leur sécurité en était d’autant plus compromise. Les projets apparurent alors. Il s’agissait bien entendu de faire un poit de guerre accessible aux navires de haut bord ?. Il est curieux de constater que la première idée fut, pour réserver à la marine de l’État l’ancien port agrandi, de reléguer la marine marchande dans un port neuf à créer au Nord du premier et de la jetée Kheïr-ed-din ?. L’amiral Gallois, puis l'ingénieur hydrographe Dortet de Tressan proposèrent la création d’un grand bassin de 30 hectares environ formé en réunissant les rochers voisins du Fort neuf à l’extrémité de l’îlot de l’Amirauté au moyen d’un môle demi-circulaire avec une passe ouverte dans la jetée Kheir-ed-din. Poirel fit rejeter fort heureusement ce projet, qui n’aurait donné qu’un mouillage sans profondeur, et qui méconnaissait l’orientation véritable de la ville, à laquelle il aurait fini par tourner le dos #. L'idée devait d’ailleurs reparaître plus tard dans le projet présenté en 1845 par l'ingénieur Lieussou, qui modifiait seulement la forme du môle protecteur. La Commission nautique déclara judicieusement que le port ne devait pas se développer vers le Nord, mais bien vers le Sud, et ce fut par bonheur
1. Le règlement du port obligeait les navires au bout de vingt jours à céder la place à ceux qui attendaient, disposés en une double chaîne au nombre de 40 à 50, entassés les uns contre les autres, au risque de se heurter, de rompre leurs cables, de chasser sur leurs ancres, et de se jeter à la côte contre les falaises de la ville (Sander-Rang, o. c.)