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Les ceux traits horixentaux fndiquent l? moyenne des pluies considérée comme la normale
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est-1l plus particulièrement sensible aux désagréments qu’elle peut lui causer par son abondance ou sa continuité, par les abaissements de température consécutifs à des précipitations prolongées, par le ruissellement torrentiel et les dégâts occasionnels ; à fortiori s’il est un touriste ou un hiverneur désappointé, faute d’avoir été suffisamment renseigné. Quelques rapprochements témoignent tout d’abord des variations auxquelles on peut s'attendre d’une année à l’autre ou dans une courte période !. Le minimum observé depuis 1343 ? est de 306mMm en 1845-46 ; le maximum est de 1065, en 1847-48. Le coeflicient de variabilité, exprimé par le rapport de la tranche maxima à la tranche minima a donc été en trois ans de 3,5 environ ; sans doute est-ce une exception, mais de 1914 à 1924, il a été de 1,8%. L’année 1919 a été une des plus humides avec 985Mm et l’année suivante une des années relativement sèches avec 510. Les contrastes de ce genre ne sont pas rares, en dépit du rythme général que l’on pourrait observer. Il suffit de comparer, comme nous l'avons fait dans les graphiques dessinés ci-contre, pour une même période de vingt années par exemple, l’allure des variations à Alger et à Paris 4. On voit que, sauf une anomalie qui oppose
pour Paris l’année 1896-97 (882mm) et l’année 1898-99 (392),
1. A. Lasserre. Aperçu de la pluviométrie en Algérie. Congrès de l’eau. Alger, janv. 1928. Voir aussi Ph. Gauckler, o. e. p. 327.
2. Idem, p. 23. L'auteur a utilisé les observations du Service des Ponts-et- Chaussées (Môle du port d’Alger). Les chiffres diffèrent légèrement de ceux de Gauckler qui prend comme point de départ de l’année pluviale le 127 juillet au lieu du 1°T septembre.
3. Voir le graphique établi par M. Petitjean (o. c.).Les calculs de Angot (o. c.) pour la période 1860-79 donnent le même résultat.
4. Le diagramme a été construit d’après les résultats publiés par le Bur.
les écarts par rapport à la moyenne considérée comme normale sont beaucoup plus accentués à Alger t.
Si, au lieu d'examiner les variations annuelles, on examine la répartition des pluies entre les divers mois de l’année ?, on est amené aux conclusions suivantes : 10 Le maximum est loin de tomber régulièrement en décembre. On calcule que de 1838 à 1928, soit quatre-vingt-dix années, 1l est tombé vingt-neuf fois en décembre, vingt en novembre, dix-huit en janvier, huit en octobre, huit en mars et six en février. Exceptionneilement on note le maximum en mai 1910 et en septembre 1867. D’une manière incontestable, les trois mois de novembre, décembre et janvier sont les plus arrosés. 20 Le minimum est, non moins évidemment en juillet et août, plus souvent d’ailleurs en juillet? qu’en août ; au demeurant la différence des précipitations est insigmifiante. Une seule anomalie vraiment notable s’est produite en août 1874, où il est tombé 102"Mm; on n’en trouve pour juillet aucune qui lui soit comparable. Le mois de juin est également très peu arrosé ; le chiffre le plus élevé est 72mMm en 1875. 30 La recrudescence des pluies au printemps est nettement accentuée ; mais le maximum de cette saison ne tombe pas toujours en mars. On le rencontre, pour quatre-vingt-dix années, cin-
Cent. météor. pour des années auxquelles nous avons donné comme limites le 1€T septembre et le 31 août de l’année civile suivante.
1. Le tableau dressé par M. Lasserre (0. c.) montre d’ailleurs qu’Alger est une des stations de l’Algérie où le coëflicient de variabilité est le moins élevé.
2. Les tableaux consultés sont ceux de Thévenet, du Bur. Cent. mét. et du S. M. A. Il importe peu ici de reconstituer les années « agricoles » de septembre à fin août. Les observations même anciennes sont suffisantes pour les conclusions que l’on veut en tirer.
3. Nous avons compté qu’il était tombé 61 fois sur 90 en juillet.
quante-huit fois en mars, vingt-trois en avril et neuf en mai.
L’allure de la courbe des précipitations est donc, dans le détail des années, beaucoup moins simple que ne le ferait supposer le seul examen des moyennes mensuelles indiquées précédemment. Elle présente souvent, entre septembre et juin, trois ondulations correspondant à deux mois d’automnehiver et à un mois du printemps. Le maximum secondaire de printemps s'accompagne quelquefois, mais rarement, d’une autre ondulation légère de la courbe en mai ou juint. D'une manière générale on constate — et la remarque n’est pas sans intérêt pour le tourisme — que le mois de mai est celui que présente le moins d'anomalies dans le sens positif. Le chiffre le plus élevé de précipitations mensuelles a été atteint par le mois de novembre 1916 : 298 mm,
Les pluies d’une année, à Alger, sont distribuées sur une moyenne de cent dix-neuf jours ?. Le calcul du pourcentage du nombre de jours de pluie par saisons montre que les précipitations sont réparties en automne et en hiver sur un nombre de jours relativement moindre que pendant le printemps
4. Nous donnons ici quelques exemples ; les mois de juillet et d’août peuvent être négligés.
Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin
1890-91 : 24 79 131 233 142 88 63 92 21 1 Type normal. 1875-76: 4 ‘74 113 99 170 59 49 105 39 18 Deux max. second. 1888-89 : 32 131 125 78 207 81 145 85 92 21 Pluies précoces d’oct. et tardives de mai.
4923-24 : 39 70 79 202 125 79 52 25 5 6 Pas de max. Second. 1924-25 : 33 39 154 67 6 79 167 40 74 3 Année d’'hivern. type.