Idem, cart
5. Arch. D. F., cart. 16. Dossier adressé par le général de brigade de Chabaud-Latour au général Charon, Président du Comité des fortifications, le 15 août 1855. Ce dossier comprend les avis du commandant supérieur du Génie et du commandant supérieur de la Marine ainsi qu’une note de l’ingé-
Repoussant l’idée d’un port d'armement et de construction à l’instar de Toulon, il montrait Alger comme devant être « un port d’abri, de refuge, d'agression, donc de ravitaillement et de réparation. » [Il lui fallait en conséquence des quais et des terre-pleins considérables, également nécessaires d’ailleurs au commerce, dont les opérations, comme celles de la marine de guerre, devaient pouvoir être faites bord à quai. La Commission mixte et l’ingénieur chargé des Travaux hydrauliques du port demandaient une profondeur de 4 à 10 mètres le long du quai de rive. L’amiral Lemarié et la Commission nautique s'étaient prononcés pour le maintien de l’arsenal sur l’îlot de la Marine, complété par des locaux et des quais à aménager dans la partie Nord du port. C'était également l’avis du contre-amiral de Gourdon, qui, par ailleurs, trouvait exagérée l'ampleur des terre-pleins, si on les portait jusqu’à la ligne des fonds de 10 mètres. «L’exécution de grands quais, inutile pour les bâtiments du commerce, sera, disaitil, dangereuse tant qu’on n’aura pas trouvé le moyen de rendre nul le mouvement de la mer dans le port ; sans cette condition absolue, on ne peut mettre des bâtiments de guerre à quai. » Il est curieux de constater que, dans ces discussions, c'était le Génie et non la Marine, qui réclamait pour l’arsenal maritime les plus vastes emplacements et la solution la plus coûteuse. Le général de Chabaud-Latour demandait 14 hectares! pour les établissements de la Marine, des quais de 100 à 180 mètres de largeur, des profondeurs de 10 mètres
nieur des Travaux hydrauliques. Le mémoire de Chabaud-Latour a été publié sous le titre de Rapport sur les projets des établissements à créer sur les quais du port d’Alger. Alger, 1857.
4. Idem. Cette surface était demandée comme un minimum, Toulon et
le long de ces quais, le maintien du petit arsenal de l’ilot de l’Amirauté ? et le cantonnement de la marine de commerce dans la partie Nord du port, quitte à reprendre le projet Lieussou pour la création d’un nouveau bassin au Nord de la jetée Kheir-ed-din. Le projet adopté en 1848 était donc remis en discussion ; on ne parlait plus, en tous cas, de la rade couverte. On pouvait du moins croire que le reste serait maintenu. Conformément à l’avis du Conseil de l’Anmirauté et de celui des Ponts et Chaussées, le Ministre de l’Algérie et des colonies décidait, le 9 mai 1850 2, que l'arsenal maritime serait établi dans la partie Sud du port et que les casemates du front de mer, du bastion 14 au bastion 16, seraient affectées à cet établissement. Mais la Marine ne se soucia pas de faire les frais des travaux qu’exigeait cette installation. En 1863 *, elle se déroba devant l'invitation du Génie, et finalement ce fut la Guerre qui prit possession de ces ouvrages exécutés par ses soins de 1865 à 1868, c’est-à-dire des voûtes et de la chaussée comprises entre le Fort Bab-Azoun et l’extrémité du boulevard de l’Impératrice (à la rue Waïsse actuelle), On ne parla plus du grand projet d’arsenal ; la marine militaire se contenta, après l’achèvement du port, des postes et des corps-morts réservés pour elle dans la partie Sud, ainsi que des modestes aménagements de la vieille darse. Il était
Brest disposant de 100 et 107 hectares et les autres arsenaux français de 55 à
1. Idem. On avait toutes les peines du monde à y entretenir cinq petits navires à vapeur,