Arch. D. F., cart
3. Idem. Date pour 1863-1864. Mémoire du chef du Génie lieutenantcolonel Gras, 17 mars 1863.
écrit décidément que les destinées d'Alger, comme port militaire, seraient fort limitées ; les intérêts du commerce n’en seraient que mieux servis.
À la veille de 1870, le port proprement dit, à peu près tel que l’avait conçu Lieussou, pouvait être considéré comme terminé. 600 mètres de quais avait été construits ; depuis 1864 la rampe Chasseloup-Laubat, et depuis 1865 la rampe Magenta ! les reliaient commodément à la ville. Le boulevard de l’Impératrice était assis sur les voûtes concédées à la Société anglaise rétrocessionnaire de celle de S. Morton Peto, la « Algiers Land & Warehouse Company » qui les exploite encore aujourd’hui. La voie du chemin de fer d'Alger à Blida atteignait depuis 1868 la gare actuelle installée sur les quais. Si le môle Al Djefna n'avait pas été construit, en revanche les deux petits bassins de la Douane entaillaient les terrepleins au voisinage de la gare. La Roche sans nom avait été dérasée jusqu’à 7 m. 50 ; on avait enfin prolongé de 129 mètres le brise-lames du Nord, au-delà du musoir. Ce dernier travail avait été reconnu nécessaire pour assurer un peu plus de tranquillité à la nappe d’eau du port. Par gros temps, la passe trop large et mal orientée laissait pénétrer la houle et un ressac dangereux gênait considérablement les opérations des navires de commerce et même la marine de l’État 2. La passe secondaire de la jetée Sud, ouverte dans sa branche du large, devait être fermée ; on envisageait enfin le rétrécissement de la grande passe, sinon sa fermeture complète, et l'ouverture du port au Sud, ainsi que l’avait projeté Delas-