‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 348 sur 465 · Voir p. 255 et · texte numérisé non relu

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4. Soumis au Conseil municipal en 1867, ils avaient été l’objet d’un avis favorable, non sans avoir rencontré une vive opposition. On faisait remarquer que « les besoins d’avenir étaient plus ou moins problématiques », que les 85 hectares du port d'Alger dépassaient la superficie du vieux port et de la Joliette réunis, à Marseille (Arch. M., 18 mars 1867).

l'insuffisance du port et la nécessité de doubler au moins la longueur des quais existants !; il déplorait aussi le ressac et ses fâcheux effets. Un premier programme arrêté en 1870 ? avait été écarté, mais le principe de la création de bassins successifs dans la baie de l’Agha était admis par le Conseil général des Ponts et Chaussées %. La Municipalité de Mustapha s’y intéressait particulièrement, beaucoup plus que celle d'Alger { qui avait fini par rallier à ses idées particularistes la Chambre de commerce elle-même 5. Un projet des Ponts et Chaussées élaboré en 1882 sommeilla ainsi dans les cartons ; le Ministre des Travaux Publics estimait en 1887 que le port, avec les améliorations projetées pourrait « faire face à tous les besoins à prévoir en ce moment f.

On s'était done borné à exécuter, et encore après de longues discussions quelques travaux secondaires, de refaire le cou-

. Arch. M., 23 juin 1870.

. Ph. Gauckler, o. c., p. 54.

. Idem.

4. Arch. M. M., 10 décembre 1882, 10 et 17 février 1886. L’opposition, à Alger, était inspirée par le crainte de voir la commune rivale de Mustapha attirer à elle le commerce, les capitaux des constructeurs et la population. Ces motifs furent exposés en 1886 dans le conseil d'Alger qui rejeta un projet Meinadier fondé sur la plan d’arrière-port des Ponts et Chaussées : ils l’avaient été déjà le 18 mars 1867. On avait vu par ailleurs reparaître en 1881 l’idée d’un nouveau bassin au nord de l’Amirauté (Arch. M., 10 mai 1881. Projet de Malglaive, Villenave et Trémeaux).

5. Arch. M., 29 mars 1886. L’avis de la Chambre était ainsi conçu : « La création de nouveaux bassins au Sud du port d'Alger, non seulement est inutile, mais elle empêchera la réalisation des travaux projetés pour améliorer et compléter le port actuel ».

6. Ph. Gauckler, o. c., p. 55 et Trèves, o. c., p. 568. Sur avis conforme du Conseil général des Ponts et Chaussées, il répondait ainsi le 22 novembre 1887 aux demandes des industriels.

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