‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 349 sur 465 · C9 NO · texte numérisé non relu

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ronnement de la jetée Nord, de l’élargir vers l’intérieur par une plateforme de 18 mètres, d’améliorer l'éclairage du port, de rétrécir la passe de 100 mètres et d’en ouvrir une autre de 100 mètres dans la branche d’enracinement de la jetée Sud. Ces travaux ne furent d’ailleurs décidés qu’en 1890 et terminés en 1895. La Chambre de commerce apportait son concours financier ! ; elle devait recevoir en échange la concession de l’outillage du port et les terre-pleins nécessaires à l’établissement de hangars-abris dans la partie Sud du port ; elle les reçut en 1894.

Devant les réclamations du commerce, il avait fallu cependant élaborer un projet définitif d’arrière-port ; ce fut celui de 1892 dont l’approbation, retardée par de nouvelles discussions de principe ?, fut subordonnée à celle d’une convention financière avec la Chambre de commerce, convention-type reproduite dans la suite, par laquelle celle-ci contribuait pour une part à la dépense, moyennant la concession des terre-pleins, et éventuellement celle de nouveaux droits de péage. La loi du 22 juin 1897 sanctionna ces décisions *.

On se contenta prudemment de créer un premier bassin au Sud du port, par la construction d’un mêle de 200 mètres

1. Il y avait un précédent. La loi du 31 juillet 1879 avait autorisé la Chambre de commerce à emprunter pour faire des avances à l’État. L’emprunt serait gagé par un droit de péage calculé sur la jauge des navires entrés dans le port. (Trèves, o. c., p. b54-55). Ces combinaisons financières ont eu une grande importance, parce que seules elles ont permis le développement des travaux.

2. La Commission nautique préconisait encore la simple amélioration du port existant et son cloisonnement par de nouveaux môles, tels qu’un môle Al Djefna ; la Marine s’y opposa.

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