Ph. Gauckler, 0. c., p
2. Chambre de commerce d'Alger. Amélioration du port d'Alger. Avantpro]. Alger, 1908.
de 50 mètres, le dérasement de la Roche sans nom et du plateau environnant jusqu’à la profondeur de 12 mètres, la construction d’un môle de 200 mètres reliant l’ilot Al Djefua à la mer, le comblement des petits bassins de la Douane. En même temps on renforçait la jetée Sud transformée dans sa branche d’enracinement et partiellement en un môle large de 100 mètres, appelé d’abord môle Bab-Azoun, et depuis môle Amiral Mouchez, que l’on affecta aux parcs à charbon. Enfin pour protéger le quai Sud du grand môle contre l’ensablement provoqué par le courant littoral, un épi avait été construit sur plus de 200 mètres, parallèlement et au Sud de cet ouvrage. Il devait servir de mur de quai à un nouveau terre-plein de formation naturelle. Tous ces travaux ont été exécutés de 1908 à 1912. La Chambre de commerce, qui avait couvert plus du tiers des dépenses, disposait désormais de 27 hectares de terre-pleins dont elle percevait les droits de location. La surface totale de la nappe d’eau du port et de l’arrière-port avait été portée à 115 hectares. Depuis 1830, plus de 60 millions avaient été consacrés aux travaux du port d'Alger,
En 1921, la situation économique du port d'Alger était des plus brillantes et la progression, dans les dernières années, avait répondu aux prévisions les plus optimistes. Depuis 1905 1, c’est-à-dire depuis le jour où l’on avait décidé de ter-
1. D’après les Statistiques de la Chambre de commerce, les chiffres comparés sont les suivants :
Nombre de navires Tonnage Charbon (Entr. et sort.) Jauge métrique Relâcheurs réexporté AIO 10.579 4125027905 2.269.504 1.738 519.021