Voir plus haut, p
3. Il arrive en effet que plusieurs de ces grands navires préfèrent rester en
La création de deux nouveaux bassins, à l’Est de l’arrièreport actuel de l’Agha, constitue l'essentiel du projet. Le premier, dénommé « bassin de Mustapha » ! couvrira une superficie de 80 hectares, le second, « bassin du Hamma », en occupera 60. L’abri sera assuré du côté du Nord par un grand môle dit « môle du large », de 1.848 mètres ? de longueur sur 100 mètres de largeur, légèrement coudé non loin de la terminaison Est du premier bassin ; du côté de l'Est, par le « môle de l’oued Kniss », dont l’extrémité Nord sera à 1.360 mètres des voies ferrées du P. L. M., et dont la largeur atteindra 140 mètres à partir du point d’enracinement. Les deux bassins communiqueront par une passe de 150 mètres ménagée entre des jetées secondaires. À 450 mètres de la ligne du chemin de fer, espace suflisant pour assurer de magnifiques terre-pleins, se détacheront 5 môles obliques 4 de 300 à 650 mètres de long sur 160 à 170 de large, dont 3 pour le bassin de Mustapha ; un terre-plein de raccordement unira ceux du nouveau port à ceux du grand môle de l’Agha. Ainsi seront délimitées 7 darses de 200 mètres de largeur et les espaces
rade, en dehors des jetées pour ne pas être gênés dans leurs manœuvres et aussi par crainte du ressac.
1. I figurait dans l’avant-projet Butavand sous le nom de bassin Charles- Quint qui rappelait la plage dénommée ainsi, en souvenir de l’échouage désastreux de la flotte espagnole, lors de l’expédition de 1541.
2. Ce môle était prévu comme devant servir au stockage du charbon de soute et aux opérations du ravitaillement des navires relächeurs.
3. Il assurerait dans les meilleures conditions la protection contre les alluvions de PHarrach et les sables de la plage de Hussein-Dey que les courants de la baïe entraînent dans la direction du Sud-Ouest (Ph. Gauckler, DSC RD 00):
4. Cette obliquité est destinée à faciliter l’accostage et les manœuvres sur les voies ferrées des quais.
utilisables gagnés sur la mer représenteront une superficie totale de 175 hectares.
Ce nouveau port offrira des fonds de 12 mètres au moins sur toute l’étendue de la nappe d’eau où doivent évoluer les navires, et de 7 à 12 mètres le long des quais accostables. Il sera pourvu d’un outillage abondant et vraiment moderne, appareils de levage, portiques roulants, hangars-abris, voies de quai. La spécialisation que permettra le nombre des môles et des darses contribuera à la commodité des opérations et à la sécurité même du port, les matières inflammables, les pétroles et le mazout pouvant être éloignés des autres marchandises. Enfin il pourra être obvié à l’insuffisance reconnue des formes actuelles : de radoub par la création, à l’extrémité Est, de 3 nouvelles formes de 300, 200 et 150 mètres et à l’Ouest de 3 cales de carénage de 100 mètres. Alger pourra remplir complètement le rôle de port de réparation qui lui est naturellement dévolu par sa position sur les grandes lignes de navigation.
De ce projet grandiose, la loi du 21 avril 1921 ne visait qu’une partie, la première étape de l’exécution : le bassin de Mustapha et l’avant-port. Les travaux ont été adjugés, le 21 août 1923, à l’entreprise Schneider, Hersent et Daydé, dont les ingénieurs devaient réaliser des perfectionnements techniques remarquables et utiliser un matériel d’une originalité et d’une puissance sans rivales. C’est ainsi que le mur vertical ? de la jetée du large couvrant le nouveau bassin