Voici les chiffres
Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août
7,5 11 13,6 14,7 14,5 13,6 13,2 119 992 5,6 9-99 Total: 1191
RE nn. ne RE 32,1 42,8 33,4 10,8 P.% 26 33,7 27,1 102
2. On observerait le même fait pour avril, dans les années où le maximum de printemps tombe dans ce mois.
de plusieurs jours pluvieux, même entrecoupés d’éclaircies ; ce sont là des conditions climatiques trop analogues à celles qu'ils fuient en venant à Alger. Il est difficile de mesurer exactement ce genre de fréquence ; on peut cependant s’en faire une idée en choisissant quelques années d’observation parmi les plus riches en pluie et en recherchant le nombre de périodes de pluies appréciables ! égales ou supérieures à trois jours consécutifs. Ce calcul, pour douze années de la période 1888-1923 donne les résultats suivants. Dans un total de 1279 jours de pluie, on compte 150 séries de ce genre réparties de la manière suivante
OO O0 oi ME 0 O4 D jo. je 00) 1 1 7 6 7
En somme, il semble bien, étant donné que le calcul porte sur des années presque exceptionnelles, et que des journées comptées comme pluvieuses ont pu être néanmoins en partie ensoleillées, que les longues séries de Jours pluvieux soient rares à Alger ; ce que racontent les chiffres est confirmé par les expériences personnelles.
En revanche on se tromperait en exagérant dans le sens inverse et en imaginant que le régime des averses violentes et courtes est le régime normal. Ce type de précipitations que l’on considère, par opposition avec le type breton océanique, comme une des caractéristiques du climat méditerranéen est plutôt ici l'exception que la règle. On cite assurément des chiffres qui rappellent les pluies torrentielles de la zone tro-
1. En excluant notamment les jours où 1l n’y a eu que des gouttes.
picalet. Le 17 mai 1854, il est tombé, entre 7 heures et 8 heures du matin, en trois quarts d'heure, 30mMm, Du 16 au 17 décembre, en vingt-quatre heures on a recueilli 106mm, Du 29 au 31 mars 1916, on note 155mm, Je 30 mars, 59, le 31, 94. Il faut compter évidemment avec ces maximas qui ont des effets fâcheux sur la voirie d’une ville étagée le long de pentes rapides ?. Mais le fait que les accidents sont plutôt rares, malgré la défectuosité d’une partie de cette voirie, prouve à lui seul que les grandes averses torrentielles ne sont pas la règle.
Quant à la variation du régime pluviométrique dans les vingt-quatre heures, on peut signaler que le rapport de la pluie nocturne et de la pluie diurne est en général supérieur à l’unité; le fait est certainement en relation avec les variations de la température. Il est particulièrement rassurant pour les hiverneurs.
Les chutes de neige sont extrêmement rares à Alger, et si de 1888 à 1923, on en enregistre 28, il ne s’agit en la circonstance que de neige fondante ou fondue, sauf en 1891. La grêle est beaucoup plus fréquente. Dans la même période on note 393 cas, soit une moyenne annuelle de onze ; 166 chutes ont accompagné des orages. Ceux-ci sont répartis à peu près exclusivement sur la saison fraîche, de septembre à mai ; on n’en enregistre que cinq d’été contre quatre-vingttreize d'hiver. Parfois, mais assez rarement, les prelons arrivent à former sur le sol une couche assez épaisse pour donner l'illusion de la neige.