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La comparaison d'Alger avec les autres stations du littoral algérien et tunisien montre qu'il représente un juste milieu entre les parties les plus arrosées et les plus sèches. Oran est une station sensiblement plus sèche qu’Alger. C’est un fait tellement connu et si nettement établi par les observations que nous n’y insisterons pas. Le tableau des pluies de Thévenet donne le chiffre moyen de 486mm 3 pour la période 1875-94, alors que le calcul des années correspondantes donnerait pour Alger 760,51. La différence porte avant tout sur les mois de l’automne et de l’hiver, pendant lesquels les vents du Nord et du Nord-Ouest abordent le continent africain après avoir déposé une grande partie de leur humidité sur les reliefs de l'Espagne et sans avoir eu le temps, dans leur courte traversée du « channel » méditerranéen, de se recharger d’une quantité importante ?. On peut noter aussi que le coefficient de variabilité est sensiblement plus élevé à Oran qu’à Alger ÿ. Tunis est certainement aussi moins arrosé qu’'Alger. Les observations de 1910 à 1920 4 donnent la moyenne annuelle de 403mm ; pour la même période, celle d'Alger est de 672mm 5, À Tunis, les précipitations ont été réparties sur quatre-vingttrois jours contre cent dix-neuf à Alger. L’irrégularité du phénomène pluvial que l’on attendrait plus grande à Tunis qu’à Alger, n'apparaît pas sous cet aspect dans le simple
1. À. Lasserre (o. c. tableau de la p. 14) donne pour la période 1914-1924, à Oran-port et à Alger-port 340mm et 665. Angot, pour celle de 1860-69, donnait respectivement 554 et 621.
2. C’est ainsi que Angot expliquait cette différence dans son Etude sur le climat de l’ Algérie (o. c.).
3. A. Lasserre (0. c. p. 23) donne pour Oran (1914-1924) le coefficient 2,5 contre 1,8 pour Alger. Angot donnait 2,9 contre 1,8.